Une île, nouveau jardin d'Éden empli d'humanoïdes ... Voir contexte pour plus d'informations.
 
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 Et le pneu creva... ~ [PV]

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MessageSujet: Et le pneu creva... ~ [PV]   Sam 12 Juin - 14:14

Nous étions en plein après-midi, un soleil flamboyant se permettait d’envoyer des bouffées de chaleurs aux habitants de l’île. Près de l’océan un petit vent marin soufflait légèrement annonçant une pluie certaine, mais encore bien au large. Rafraichissant les âmes en peines qui divaguaient près du parc d’attraction, ces gens qui sortaient des manèges extrêmes verdâtres ou quasiment bleus, près à vomir tout leur estomac ; c’était une vision que les forains devaient supporter chaque jour. Au final, c’était eux les véritables proies de ces tourniquets infernaux, car c’était eux qui avaient la responsabilité de survivre à ces vomis et visions d’horreurs incessantes. C’est la raison pour laquelle à chaque fois que Matthew Williams passait devant ces parcs, il ne s’attardait pas.

Ce jour là, la chance n’étant pas de son côté, sa moto d’occasion creva. Oui c’est vrai qu’il était allé la chercher à la décharge mais bon. Elle paraissait en bon état et le vendeur, aux airs de demeuré, lui avait assuré que c’était un bijou qui ne demandait que quelques réparations...Bien sûr il n’avait pas approfondi le sujet. Et Matt, s’en rendit compte. Il râla et braya quelques mots incompréhensibles, avant de s’atteler à regarder de plus près ce pneu défaillant.

En cette journée de chaleur, même le vent de suffisait plus à satisfaire les pores de Matt. C’était clair, il avait chaud. Alors qu’il se penchait plus attentivement sur son problème, il entendit quelqu’un vomir derrière lui...Matt pensa alors : *Hrg...Mais quelle horreur. Pouvait pas se lâcher plus loin ce fragile des intestins ? L’avait pas qu’à faire la toupie mortelle !*

L’anglais grimaça se retenant à son tour de relâcher une abomination verte aux reflets orangés et gluante. Vous avez compris, vomir le dégoûtait au plus haut point. C’est sur, on parle de ça depuis le début du texte. Alors qu’il ravala « gracieusement » son mucus intestinal, il se releva et se passa le bras sur le front. Il observa les alentours avant de prendre la bouteille d’eau qu’il avait laissée par terre...Mais alors qu’il frôla d’une main fébrile la bouteille, une autre main s’en empara. Surpris et légèrement énervé il se redressa et dit :

« Eh ! C’est ma bouteille. J’ai so-oif... »

Il s’arrêta brusquement de parler en contemplant la jeune fille aux cheveux flamboyant devant lui. Elle ingurgitait le liquide calmement, les yeux fermés et dans une grâce hors-pair. Ebahi, il demanda poliment :

«Euh...Je ne voudrais pas vous brusquer mademoiselle, mais, j’ai réellement soif.»

Soudain, la jeune fille s’empressa de finir sa gorgée à tel point qu’elle s’étouffa légèrement et toussota... Matt s’approcha alors pour lui donner une tape dans le dos, une tape trop brusque. La jeune femme se rattrapa sur la moto de Matt et se retourna l’air, quelque peu énervée. Matthew Williams, non ce n’était vraiment pas son jour...


Dernière édition par Matthew Williams le Dim 20 Juin - 16:19, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Dim 20 Juin - 10:54

[ Excuse-moi, normalement je devrais être plus régulière à partir de maintenant. :'3 ]

Elle essayait, tant bien que mal, d'avancer. Mais n'importe qui pourrait bien voir qu'avec de si petites jambes, il ne fallait pas s'étonner si sa marche était encore plus lente qu'en situation normale. Oui, parce que là, un soleil écrasant semblait viser Emilie de ses rayons mortels, si bien que parcourir deux mètres était un vrai supplice... Alors imaginez un peu si en plus vous crevez de soif, et que vous êtes perdus... De quoi perdre tout espoir.
Sauf qu'on parle quand même de la naine – oui, bon, presque naine – aux cheveux écarlates, et que cette fille inépuisable ne s'arrête jamais ! Trop pas. Il faut bien l'avouer, elle était à deux doigts de tomber par terre, et à deux autres doigts de se mettre en sous-vêtements, haha ! Mais bon, calme, il risquerait d'y avoir des gens autour, bien que là, il n'y ait pas un chat. Les habitants étaient donc assez malins pour ne pas sortir par ce temps monstrueux. Bref, la scientist cherchait désespérement un café, un bar, un restaurant, ce que vous voulez, même un magasin ferait l'affaire pour se refroidir un peu les neuronnes. Pour une fois, Emilie n'avait pas réfléchis, et n'avait pas pris de plan de l'île avec elle... Douloureuse punition que de cramer au milieu de nullepart.

Il faut quand même souligner le fait qu'elle était dans une forme hyperactive d'excitation, elle venait tout juste d'arriver, quoi ! Le voyage s'était fait sans encombres, sur un bâteau immense où il ne semblait y avoir qu'elle et l'équipage... Ou alors, c'était tellement énorme que personne ne s'était croisé. Ah ! Pas très convivial, quand même. Quoi qu'il en soit, si elle avait dormi une bonne journée entière par la suite, Emilie avait été en pleine forme ce matin. Contrairement à maintenant.
Poser un pied devant l'autre était de plus en plus difficile, le haut du crâne brûlant, la scientist commençait à avoir sacrément mal à la tête. Quant aux couleurs, elles se brouillaient, rien ne bougeait, tout était lourd, et pesant. Comme l'atmosphère. On aurait dit une dose moyenne de drogue hallu', c'était impressionnant, et tandis qu'Emilie cherchait quoi faire, ses pas se faisaient réguliers bien que torturés, et bientôt, elle tourna dans une autre rue. D'ici, on entendait des cris, et beaucoup d'activités. Une piscine ? Eh bien non. Un parc d'attraction, selon la pancarte posée sur les murs de l'endroit. De sa taille de mouche, même sur la pointe des pieds, elle ne voyait rien de ce qu'il se passait derrière. C'est vous dire comme c'est pratique d'être minuscule...
Ayant rattrapé un petit espoir de sortir de ce calvère brûlant, Emilie décida de contourner les murs et de voir s'il y avait une quelconque possibilité d'observer les attractions~ En plus, vu l'agitation, il devait y avoir du monde, et il devait surtout y avoir des trucs d'intérieur, non ?

Sautillant presque, malgré la chaleur étouffante, l'anglaise se mit à chercher. N'importe quoi fera l'affaire. Une entrée, une poubelle sur laquelle grimper, un dealer, n'importe quoi qui pourrait la faire tenir le coup ! ( XD ) Et, tournant sur sa droite, elle apperçu une silhouette grande. Qui se tenait à côté de quelque chose qui paraissait lourd, d'ailleurs. Pas trop tôt ! Enfin quelqu'un ! Ç'avait beau être un parc d'attraction, il n'y avait pas grand chose aux alentours, ni monde, ni une centaine de voitures collées les unes aux autres. Marcher plus vite n'aurait fait qu'intensifier la fatigue, et n'aurait fait qu'aggraver les besoins de respirer sous cet air, il faut le dire, irrespirable. Donc, en prenant appui au mur, Emilie avança aussi vite qu'elle pu sans abuser. Elle savait à quoi s'apparentait les attractions monstrueuses qu'il y avait dans ce genre de parc. Elle savait pourquoi les estomacs ne supportaient que très peu les loopings et autres fantaisies dangereuses. Mais bon, il ne fallait pas penser à ça, et le principal était qu'on s'amusait, là-dedans ! Pour tout dire, la – petite – scientist ne comptait pas vraiment entrer. Ce dont elle était sûre, c'était de la présence de stands à nourriture. Ah, ça... On était en plein après-midi et elle n'avait rien grignoter d'autre pour midi qu'un morceau de pain avec de la confiture d'oranges. Elle n'avait pas eu réellement faim, ce qu'elle regrettait à présent.

Maintenant qu'elle s'était approchée, elle distinguait par terre une bouteille d'eau, qui devait appartenir à la silhouette, qui ressemblait maintenant à une silhouette d'homme. On avait toujours dit à Emilie que les choses par terre étaient sales, et qu'on ne savait pas qui les laissaient sur le sol et pourquoi, que c'était sûrement infecté, et tout ça. Mais la soif prit le dessus sur toute forme de paranoïa, et si les hypothèses comme quoi cette eau serait sale se révélaient vraies, eh ben tant pis, elle serait malade ! Sans une hésitation, elle s'empara de la bouteille sans prêter grande attention à la personne à qui devait appartenir l'objet, qui tentait aussi de l'attraper, d'ailleurs... Aux anges, libérée, Emilie se mit à boire tranquillement, la tête haute. Elle avait envie de sauter partout, de plonger dans la mer à oualpé, tellement elle se sentait bien. Mais n'oublions pas que le soleil reprendrait bien vite le dessus~. Interrompue dans son ascension vers le paradis ( What ? XD ), une voix d'homme se fit entendre tout près. Cette voix disait avoir réellement soif ? Ben elle aussi ! Pourtant, se rendant compte que ce n'était nullement son bien, Emilie ne manqua pas de s'étouffer avec cette dernière gorgée, réfléchissant enfin à son geste. Quant à l'homme, il ne manqua pas de lui taper dans le dos. Sans doutes pensait-il que ça aiderait la scientist qui toussait à présent. Eh bien, tout ce qu'il avait réussis à faire, c'était de projeter la naine sur... tiens, la chose imposante, une moto. Heureusement qu'Emilie avait de bons réflexes, pour une fois, je vous le dis. Elle se rattrapa sur l'engin et faillit tout de même tomber. Lorsqu'elle se retourna, elle pu voir à qui elle avait affaire. Un blondinet trèèèèèès grand – ou peut être est-ce toi qui est petite, Emilie... -, tout en sueur, crevant aussi apparement de chaud.

Il avait osé porter la main sur une scientist, qui était en plus une petite scientist, et une femme ! Tsk, il devait s'être servis d'un prétexte genre « Elle tousse, faudrait pas qu'elle s'étouffe... » pour faire dégager Emilie, et pour reprendre la bouteille. Sauf que la dite bouteille tomba par terre et se vida entièrement, ou presque... Bien joué, gars.

« Eeeeh ! Qu'est-ce que tu crois faire, là ! Regarde ce que tu as fais ! »
Bon, d'accord, elle parlait comme si c'était sa bouteille. C'est en s'apperçevant de ce léger détail qu'Emilie reprit, en en profitant pour dépoussiérer ses vêtements, l'air de se calmer.

« … De toute façon elle était un peu trop tiède, cette eau... »
On s'approche de la politesse, doucement mais sûrement.
En en profitant pour détailler un peu plus l'inconnu, Emilie tendit une main – le plus haut possible pour que l'homme n'ait pas à se pencher... - afin de se rattraper de ce qu'elle avait fait, sûrement. Ou plutôt parce qu'elle avait peur de se faire déjà des ennemis.

« Emilie ! » se présenta-t-elle. « Je suis désolée, mais moi aussi je crevais de soif, après tout ! »
Convainquant, cet argument, dis-donc... Peut être allait-elle se prendre un vent magistral. Mais soit, en fait, elle n'aurait que ce qu'elle mérite, et sa punition à lui pour l'avoir poussée était cette bouteille vide par terre !
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Dim 20 Juin - 16:18

[ Pas grave, enfin Chihio voulait poster mais j’pense que je vais faire un truc à part avec elle ~ ! ]

Cela faisait maintenant 5 minutes qu’un des précieux pneus de la moto de Matthew avait crevées… Quel calvaire. En plus il fallait que ce tas de ferrailles lâche devant un parc d’attraction. C’est vrai que ces endroits sont les principales sources des sorties des jeunes, de nos jours. Il y a aussi une autre tranche de personnes se rendant dans ses vomisseurs extrême, les familles. C’est agréable, une sortie avec ses enfants, à s’offrir une barba papa. Mais seul, seul, c’est complètement nul ! Qu’est-ce qu’il y a d’amusant à s’offrir un vomi coûtant la peau du dos, pour 2 minutes de terreur instantanées. Vous pouvez me le dire ? Non, rien. C’est complètement pourri, le célibat… Sauf pour certains.

Mais rappelez vous, nous sommes ici car le pneu de l’anglais à lâcher, un jour de grand chaud. Notre ami blondinet eu soif, alors il amena sa main tremblotante jusqu’à la bouteille à quelques mètres de lui. C’est alors qu’une petite main et fine s’en empara avant lui. Ca y’est vous y êtes ? Amen. Bon, alors reprenons. Matt, assoiffé les mains pleines de cambouis, à son plus grand regret d‘ailleurs, interpelle son voleur d‘eau, quand tout à coup… Il se rendit compte que son mystérieux voleur, n’était autre qu’une mignonne fillette avec une chevelure rouge vif. Qu’elle était mignonne… Enfin, jusqu’à qu’il se rendit compte de son style d’habit. Un slim plus serré qu’un collant, un blouson pas du tout pour son âge… Et tout ça dans un ensemble de couleur plus qu’excentrique. C’était à se demander s’il n’y avait pas déjà un asile sur l’île et si cette fillette ne s’en était pas échappée. Vraiment ça aurait été un comble.
Le pompon même ! Puisqu'il aurait fallu que l'enfant soit une folle elle même ! Et qui sait de quoi est capable un enfant traité aux sucreries !
Non, revenons au sujet principal. La seule chose était que cette enfant n’avait pas à trainé ici, l’endroit préféré des esprits tordus pour prendre leurs proies.

Matthew se plaignit alors que la jeune fille n’avait pas à se servir avec son eau, la sienne, à lui. De plus il avait soif. Cette dernière finit donc sa gorgée en hâte et s’étouffa, Matt essaya de lui donner une tape dans le dos... Elle faillit tomber. L’intention n’était pas mauvaise ! Mais la délicatesse n’y était pas. La jeune fille qui avait tout de même été forcée de s’hydrater plus vite, se retourna à peine, oui, oui, un chouïa bousculée. Elle affirma :

« Eeeeh ! Qu'est-ce que tu crois faire, là ! Regarde ce que tu as fais ! »
Il rêvait ou la bouteille venait de se faire renverser par cette enfant malpolie ? Il l’avait peut être poussé, c’était elle qui avait lâché la bouteille. Elle aurait pu seulement en renverser un peu. Non, tout avait dégouliné.

Soudain, Matt sentit son visage se décomposer sur place et il lâcha un léger : « Nooon ». Désespéré. Ses mains repliées vers lui se crispèrent et l’anglais par la même occasion. La fillette répliqua aussitôt comme pour se défendre, que l’eau était trop tiède. Non mais elle voulait la main de Matt dans sa tête elle ? Elle s’enfonce elle s’enfonce, pensa-t-il. Qu’elle se la ferme. Vraiment, ta bouche sale gamine. C’était un peu ce que pensait l’anglais à ce moment là. Aïe, aïe, aïe j’ai peur pour cette fillette, elle l’ouvre...Elle ouvre sa bouche. Et Matthew lui lève sa main... Mais il arrêta son geste quand il entendit la jeune fille se présenter. Du prénom très français, d’Emilie. Une française ? Ah, mais elle n’a pas finit :

« Je suis désolée, mais moi aussi je crevais de soif, après tout ! »
Elle a soif ? Elle se fou du monde ou quoi ? C’est une nombriliste ou quoi cette gamine ? C’est lui l’aîné, c’est à lui d’avoir la priorité. Et de plus c’était sa bouteille ! Punaise de punaise, pour rester poli, elle a intérêt à lui en payer une autre fraichement sortie du distributeur, celle-là.
Excédé, Matthew oublia les bonnes manières, se calma un minimum avant de prendre la parole :

« Matthew. T’as intérêt à me rembourser ma bouteille sale gamine. »
Sentant que sa colère allait reprendre le dessus. L’anglais tenta de continuer à se calmer en reprenant la parole, tellement à vif qu’il ne se rendit pas compte de ce qu’il dit :

« Tu devrais pas t’fringuer comme ça, c’est pas de ton âge. Les mioches se font encore kidnapper tu sais. Alors sois tu vas avec ta mère, sois tu rentres vite-fais bien fait chez toi. Avant que j’t’y ramène moi-même. »

Finalement, il comprit que ses paroles n’auraient pas du sortir de sa bouche. Matthew venait d’envenimer la conversation. Enfin, qu’est-ce qu’une mioche pouvait répondre à ça...A sa tête on la croirait vexée. Mais attends, elle a quand même de la poitrine pour une gamine. Et si, et si c’était juste une naine excentrique ?! La poisse...
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Lun 21 Juin - 22:51

Minute, minute ! Cet intrus à la tignasse blonde venait d'appeler Emilie « gamine » ! C'est qu'il en avait, du cran. Ç'avait eu le don d'énerver une bonne fois pour toutes la scientist... Et pas qu'un peu. D'abord, Emilie est adulte ! Elle est sûrement plus âgée que ce grand dadet, et doit avoir plus d'expérience que lui, sans compter la maturité, hein ! Bon, en fait, peut être que c'est peu probable, concernant le taux de maturité..., mais en tout cas, on avait dis à la jeune femme – eh oui, même si elle avait l'air d'une « gamine » - que les scientists de l'île étaient et devaient être respectés. La blague... C'était tout sauf respectueux, non ? Il aurait pu faire preuve de plus de subtilité, qu'il réfléchisse avant de parler ! Il aurait pu se douter que non, la jeune scientist n'était pas ce qu'il croyait.
La « gamine » ouvrit des yeux tout ronds, poings serrés, bras tendus et crisqués, ramenés le long de son – petit – corps. Elle était toute rouge, mélange de rage et... de surchauffe. Quoi que l'un donnait l'autre, mais dans le contexte tordu dans lequel on se trouvait, les brûlants rayons de soleil n'arrangeaient pas la chose.

Spontanément, la – petite – Emilie avait grogné un truc ressemblant à « kékiladi ?! », soit un charabia incompréhensible mais tout de même assez représentatif des nerfs qui commençaient à sérieusement bouillonner chez la jeune femme. Heureusement pour elle, elle avait lâché cette charmante phrase de façon à peine audible...

Alors qu'elle préparait dans son esprit sa super-réponse-de-la-mort-qui-tue, le géant qui disait s'appeler Matthew continua, l'air visiblement énervé. Très énervé, si bien qu'il avait du mal à contenir sa colère... Waouh... Un terrible match serré – ou pas – allait à présent éclater, mais qui allait remporter le combat ?
… Sûrement pas la – petite – anglaise, à présent trop déchaînée, carrément secouée de hoquets tellement la faute du jeune homme était grave... Bon, ok, peut être que j'exagère un peu, elle faisait juste la grimace. Le genre de grimace combinant incompréhension et colère. Parce qu'elle ne supportait pas les paroles irrespectueuses, vous voyez ? Certes, elle avait sû s'y habituer depuis son adolescence, être traitée de petite, voir son entourage devenir des tours de quelques kilomètres de haut sans se voir soi-même grandir, tout ça, ça travaille. Ah, quelle susceptible... Oui, parce que ce maudit marmot causait maintenant sur la façon de s'habiller d'Emilie ! Il la prenait pour une « gamine », et voulait sans doute qu'elle s'habille comme telle. De façon plus adéquate pour une « gamine », peut être ?! Et même qu'elle pourrait se faire KIDNAPPER ?! Namého ! Ça va pas ? C'était la goutte d'eau, là, blondinet.

La nouvelle habitante de l'île tenta de remettre ses idées en place. Elle en profita pour détailler sa tenue. Tout à fait normale ! Franchement, elle ne voyait pas en quoi à ça posait problèmes, enfant ou pas... C'était pas provoquant, ni choquant, juste un peu moulant, certes... Bref. Il était clair qu'elle crevait de chaud dans son slim imitation effets de cuir, dans ses chaussures noires à talons. Enfin, si on peut appeler ça des talons. Elle aurait bien voulu se montrer plus grande, oui, mais c'était sans compter le fait que se balader toute la journée avec des talons qui font dix centimètres, bah ça tue les pieds, je vous le dis ! Quand à son haut, bah, il était simple. Beau et simple, léger et simple, parfait pour l'été, ne ? Avec quelques colliers, chaînes et autres toc-toc, ça donnait pas un mauvais résultat. Quant à sa veste en cuir rouge, Emilie avait préféré la tenir sur son bras, beaucoup trop chaud. Sérieux, à quoi pensait-elle en la prenant...?

Bref, changeant d'attitude, elle releva vers le géant Matthew des yeux étonnés, essayant de cacher sa colère. Oui, parce que c'est pas tout ça, mais elle avait deux possibilités qui s'étaient offertes à elle; se faire un ennemi, ou se faire un amis, et en profiter pour lui demander son chemin. Deux en un, tu vois ! Bon, ça n'allait pas être si facile, certes...
Donc. Elle répondit, bien que des petites teintes de colère se firent entendre dans sa voix, qui se faisait la plus douce possible. Eh bah oui ! Il fallait sourire, la vie était belle, rose, la chaleur était étouffante, assoiffante... on s'en fout.


« Tu trouves que c'est pas bien, comme ça ? » dit-elle, regardant sa tenue, du haut de son petit mètre quarante et... et quelques. Se souvenant de comment il l'avait appelée, elle haussa un chouïa le ton en reprenant, bien que ce ne soit pas voulu. « Puis, ne me traite pas comme une gamine ! Je suis majeure, A-DU-LTE ! »

En même temps, vu comment c'était partit, il risquait d'encore plus s'énerver. Emilie... Comment dire... N'excellait pas dans le domaine « s'excuser-gentiment-et-trouver-les-bons-mots-pour-calmer-la-situation. », vous voyez ce que je veux dire ?

« Ce n'est qu'une bouteille, y'a pas mort d'homme, monsieur le géant ! »

Eh bien, à présent, vous devez voir de quoi je parle. La jeune scientist se mit à croiser les bras, et tourna la tête sur le côté d'un air boudeur – on se demande dans quel but -.

« Mais, si t'y tiens tant, je te la reppaie, ta fichue bouteille ! Et même, je te paie à boire. »

La subtilité, t'façon, c'est pas son truc. À quoi elle pensait ? Oh, rien. Ça partait d'un bon geste, bien que ça l'aurait arrangé si d'une quelconque façon, il savait comment retourner aux villas des scientists, pendant qu'on y est... Et puis au pire, s'il refusait, ça ne sera pas la peine d'entrer dans le parc ! Ben oui, où vouliez-vous qu'elle lui paie un verre ?
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Mar 22 Juin - 13:48

Mélangé entre la colère et le désarroi, Matthew ne savait plus ce qu’il devait faire. La roussette devant lui était prête à lui sauter dessus et lui bouffer ses cheveux en masse. Ça faisait peur à voir, vraiment, cette mimique sur le visage d’ « Emilie », était telle qu’elle vous donnait la chair de poule... A la vue de ce visage désapprobateur et furibond, l'anglais se dit que finalement, il aurait surement mieux fait de se taire. Mauviette. Cette petite mioche ne pouvait pas lui faire de mal ! Pas a un grand fier et courageux jeune homme comme lui. Enfin, surtout fier. Toute sa vie, Matt n'eut pas de pitié en ce qui concernait la moquerie. Sauf pour sa mère. Malgré tout, il refusait toujours que cela vire au harcèlement, c'est une taquinerie envers ses amis, rien de plus. Non, ça n'allait pas plus loin.

La fillette avec ses allures de pros-...avec ses allures d’excentriques, oui plutôt, était en train de méditer une réponse qui enfoncerait bien Matt au trente-sixième dessous. Petit à petit, ses bras se tendaient et se crispaient. Ses nerfs à vif pouvaient presque ressortir sur son visage. Bref, elle faisait peur à voir. C’est limite une expression de manga, on peut même se demander si elle ne s’était pas entrainée à déformer son visage. A la base, la roussette n’était pas moche, non elle était même mignonne, son visage bien proportionné partait à présent dans tous les sens. C’était un carnage. Pur et simple. Son visage, l’aurait fallu le prendre en photo à ce moment là, ça aurait pu être une bonne source de chantage... Honnêtement, ses cheveux rouges, et encore plus étincelants avec le soleil, donnaient l’impression qu’ils étaient en surchauffe, qu’ils dégageaient une fumée même ! Pourtant ce n’était que dérisoire, qu’une simple illusion, une impression que se donnait Matt.

Pourtant sa réponse mettait du temps à arriver, oui pas mal de temps même. Elle méditait quelque chose de vraiment dégueulasse à sortir de sa bouche ? Ou plutôt cherchait-elle à se calmer pour demander quelque chose, et remettre le cours des choses à leurs places ? Quelle colle. On n’pouvait pas savoir, c’était vraiment qu’un casse-tête, plus sa réplique tardait plus Matt se sentait mal. Il avait l’impression qu’il devrait partir en courant sinon cette, cette, décolorée allait le bouffer cru. Mais l’angoisse, qui devenait au fils des secondes interminables, un supplice, Emilie y mit fin. Qu’est-ce qu’elle disait ? Que sa tenue n’était pas appropriée ? Elle avait l’air contrariée, mais son ton, rassura Matthew qui semblait comprendre qu’elle voulait arranger les choses. C’était presque, une mise en confiance, enfin là elle rajouta ce que l’anglais craignait... Oui, la rouquine était majeure. C’était bien une naine, avec un visage enfantin, qui s’habillait...De manière excentrique. Très provoc’ quand même le style. Elle haussa un tout petit peu le ton lorsqu’elle prononça sa phrase d’ailleurs.

La roussette avait encore une envie plus que palpitante de frapper l’anglais, ça se sentait. Ouah ! Même qu’elle lui repaierait la bouteille alors que Matt est en tord autant qu’elle ? Enfin, peut être même plus qu’elle, au final...Hrm. Une invitation à boire un verre ? Oh, mais c’est le quart d’heure américain tiens donc. Non, en temps qu’anglais et gentleman, Matt devait s’excuser, maintenant qu’il savait que, qu’enfin... Bref ! Qu’il avait fait une gourde !

« Je, hrm. Non mais c’est ma faute. Je vous prie de m’excuser », reprit-il, rougissant même un petit peu de la honte qu’il portait. Il continua donc, espérant en faire tout autant et faciliter la tâche à la rouquine qui fit le premier pas.

« Je suis vraiment désolé, je n’aurais pas du vous juger de cette façon. J’étais moi-même légèrement irrité avant votre arrivée... »

C’est vrai, que le fait que sa moto « neuve » venait de crever avait commencé à le gaver. Puis deuxièmement il fallut qu’elle lâche devant un parc d’attraction, une baignoire à vomi. C’est d’ailleurs à cause du vomi d’un estomac fragile derrière lui, qu’il fut irrité au point de s’énervé tellement devant la « naine ». Matthew, à présent certains de sa démarche et de celle de son interlocutrice ne se gêna pas pour lui retourner sa demande :

« C’est entièrement ma faute, si une vulgaire bouteille nous en a mené là. Je vous retourne l’invitation, accepteriez-vous de m’accompagner jusqu'à un stand de boisson le plus proche pour me faire pardonner ? »

Une, assez, galante invitation. Il ne s’était pas mis à genou, n’avait pas fait de manière, n’avait pas non plus été désagréable et ronchon...Non, Matthew s’était simplement passé la main derrière le cou pour se détendre et avait haussé les épaules, dévoilant son incertitude et son état mal à l’aise. Il fallait juste qu’Emilie accepte. Finalement, peut être que ce n’était un si mauvais jour. Qui sait peut être cette démarche les fera partir d’un nouveau pied et s’apprécier. Oui, le geste était une sorte de remise à zéro ayant pour but un ami, ami vous ne trouvez pas ?
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Mar 22 Juin - 19:52

[ Hahaha XD, une prostituée, la pauvre ;__; ! ]

Finalement, le blondinet se calma, lui aussi. Il arrivait à retrouver son sang-froid, on dirait... Quant à Emilie, elle arborait à présent un sourire paisible. Oui, elle souriait. Un sourire qui se faisait adorable. Parce que Matthew venait de s'excuser ! Tous deux avaient commis une faute, et il avait eu l'amabilité de s'excuser, contrairement à la jeune femme. L'irritation de celle-ci était partie presque comme elle était venue. Emilie était comme ça, après tout. En plus, ce n'était pas tout à fait lui l'origine de cette légère embrouille, en réfléchissant. Si la scientist ne s'était pas servie dans ce qui ne lui appartenait pas, ils n'en seraient tous les deux pas là. Mais si ce gars tenait à se faire lui-même porter le chapeau, bah, tant mieux !


« De toute façon, j'avais pas dis que c'était de ma faute... »

En revanche, les excuses, à Emilie, c'était pas trop son truc apparement. Que dire ? Soit elle le faisait exprès..., soit non, et on aurait vraiment à s'inquiéter. Boh, de toute façon, c'est pas bien méchant, hein. Surtout qu'elle avait à peine murmuré cette phrase, mais quand même. En tout cas, elle n'oubliait pas le geste de Matthew. Ç'avait donc servi, de choisir l'option qui consistait à calmer le jeu. Même si ç'avait mal commencé. M'enfin ! Le blond avait quand même mentionné qu'au départ déjà, il était irrité. Pourquoi ? Il faisait une chaleur à crever, certes... Mais il devait y avoir un autre truc. Bah, c'est pas tes affaires de toute façon, Emi' !

Jetant un coup d'œil vers la bouteille et le peu d'eau qu'il restait dedans, la jeune scientist ne manqua pas de s'apercevoir à quel point la propreté des rues laissait à désirer. Berk. Quelqu'un avait eu du mal à garder son déjeuner. Ne nous attardons pas là-dessus, un coup de respiration, expiration... Pfouuu... L'anglaise avait toujours eu du mal avec les problèmes de ventre des gens, bien qu'ayant déjà regardé bien des fois à l'intérieur d'un pauvre type servant de cobaye... Euh, je veux dire d'un malade. C'est pas bizarre, non, c'est juste comme ça. A ce que je sais, personne n'aime ça, d'ailleurs.
Bref. Le géant – si si, de la vue d'Emilie, ce Matthew était vraiment GRAND. - avait quand même admis sa faute, et d'ailleurs, il avait complètement changé de langage en apprenant que non, Emi' n'était pas juste une fillette. Bwaih, ça force le respect, non ?

« C'est comme ça. Malgré ma taille, je ne suis pas une « gamine », ni même une naine -parce que tu dois le penser-, d'après les limites des tailles dans mon p... Enfin, dans le pays où j'étais, avant que... »

Houlà ! Pas oublier que ça s'trouve il n'est pas au courant de la supercherie. Afin de se rattraper, elle baissa la tête en bonne comédienne, faisant mine que c'était un sujet tabou et délicat dont elle ne préférai pas parler. Ça allait être dur de s'habituer, même pour quelqu'un comme Emilie. Déballant un joli sourire frais, la jeune femme rajouta très rapidement:

« Mais tu peux me tutoyer, tu sais ! »

Quant à l'invitation du blond, Emilie n'avait pas besoin d'y réfléchir à deux fois. C'était très chouette qu'il propose de l'inviter lui même. C'est vrai que même si la jeune femme devait être l'aînée, lui était l'homme, et se conduisit en vrai gentleman pour le coup.

« Et... Merci pour l'invitation, j'accepte avec plaisir. »

Concernant le stand de boissons... ç'allait sûrement être dans ce parc. Pourtant, l'intuition de la jeune femme lui disait qu'il n'avait pas l'air d'aimer trop ce genre d'endroits. Enfin bon, n'enfonçons pas trop le clou dans la plaie, hein, et ça fera un parfait sujet de discussion autour d'un verre, na ? À ce propos. Elle était où l'entrée ? Et si ça se trouve, c'était pas là-dedans, mais ailleurs.
Et puis d'abord, comme c'était lui qui invitait, il devait savoir où aller ! C'est bien pour cette raison que la scientist allait juste le suivre gentiment, cherchant quand même à droite à gauche si quelque chose indiquait l'entrée du parc d'attractions, ou autre chose.
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Mer 23 Juin - 14:57

[ J'adore quand tu réponds vite, ça assouvi ma soif de RP *_* ]

L’ambiance était à nouveau potable. La naine d’Emilie affichait à présent un grand sourire qui satisfaisait Matthew. Content de sa bonne action de la journée, il médita sur cette légère altercation. Mais il eut un moment d’hésitation...Matt se rendit compte qu’il n’y avait que lui qui s’était excusé. M’enfin, il n’allait pas raviver les braises de l’irritation pour si peu ! C’est vrai quoi, il s’en foutait royalement pour tout dire. L’important était qu’il avait maintenant l’occasion de se faire une amie. Matthew voulu taquiner la roussette mais se retint, voulant éviter une nouvelle dispute avec la demoiselle. Ses traits s’adoucissaient peu à peu. La bouille d’Emilie était vraiment comparable à celle d’une gamine de 12 ans. Et pourtant... C’est clair qu’elle ne fait pas son âge. Fou des enfants, cela fit même rougir un tontinée l’anglais, qui tourna la tête de peur de tourner à la couleur rouge pivoine rapidement.

Attendez ! Oui, elle l’a remarqué aussi. Qu’elle n’avait pas avoué sa faute. Mais elle ne s’excusa pas pour autant... Matt baissa légèrement la tête pour la relever aussi sec et faire partir les quelques gouttes de sueurs qui commençaient à ruisseler sur son front. Tout en souriant, il laissa échapper un petit rire, et lui fit un clin d'oeil. Celui-ci avait pour but de faire comprendre à Emilie qu’elle n’avait pas à aller plus loin, qu’il avait compris que les excuses, c’était pas son truc à la rouquine. Alors il ne s’attarda pas et tourna la tête pour trouver l’entrée de ce...De cette abomination à vomissements. Si sa moto n’avait pas crevé il aurait pu l’amener dans un bar non lointain et ils auraient pu discuter au calme. Mais non, non, non ! Il fallait que ce tas de ferrailles s’énerve ici et maintenant. Cela rappela à Matt que d’ailleurs il fallait qu’il s’occupe de ce cas là dès qu’il aurait du temps libre... Quelle plaie. Ce n’était vraiment pas de quoi il avait envie là ! Ce qu’il voulait c’était sympathiser avec Emilie, prendre le temps de la ramener et se faire une amie. Puis il aurait voulu rentrer tranquillement chez lui, mais non il ne pouvait pas. Il devrait retourner chercher sa moto et rentrer en marchant à ses côtés. Alors il se dit qu’il n’avait qu’à faire ceci : rester le plus longtemps possible en compagnie de la roussette et donc la faire marcher un petit peu pour éviter ce parc immonde, ne pas se presser et la raccompagner (encore faudrait-il qu’elle soit d’accord), et appeler la dépanneuse, donner son adresse et attendre sa livraison express. Oui, c’était un bon plan !

Tout à coup il se rendit compte que la rouquine venait d’énumérer un petit monologue sur sa taille, s’il avait bien compris... Et aussi sur son p-... Son quoi ? Ah son pays d’avant la catastrophe ! Alors il répondit pour faire mine d’avoir, tout, tout écouter :

« Excusez-moi, vraiment je suis confus. J’en ai tiré une belle leçon ! Ca m’apprendra. »

Puis la naine ajouta qu’il pouvait la tutoyer, oui qu’il en avait même plus que le droit. Il venait d’échanger une grosse altercation, ça avait été un réflexe pour lui par la suite de revenir aux formules de politesses. Quoi ? Emilie venait d’accepter son offre, et elle avait eu l’air d’être un chouïa gênée lors de son affirmation. C’était un bon point ? Apparemment oui ! Et il se rappela que sur le chemin en arrivant il avait vu un mignon petit bar... Ca devait être à trois ou quatre rues. Enfin, pas très loin quoi ! Il sentait qu’il pouvait lui faire confiance. Sa taille était qui la rendait si susceptible. Il aimait ça, le fait qu'elle soit petite mais qu'elle ai du caractère, c’était mignon tout plein. Matthew la trouvait tout simplement craquante. Il ajouta alors :

« Et bien, je t’aurais bien emmené en moto jusqu’à un petit bar mais, elle a crevé donc bon... Si ça ne te gêne pas je vais te faire marcher trois ou quatre rues ? Là on s’installerait et boirait une bonne boisson fraîche et propre en prenant tout notre temps. Sinon on peut toujours trouver l’entrée de ce capharnaüm, si c’est à ton goût... Et boire un soda vidé en 5 minutes seulement. Je te laisse le choix ! »

Là, elle avait le deux propostitions. Si elle préférait marcher ça aurait été génial. Autant pour le temps passé en sa compagnie que pour éviter la fête foraine. De l’autre côté, ça aurait été une catastrophe et sa demande n’aurait pas eu de gros profits. Ils se seraient laissés et elle serait surement rentrée seule, trouvant Matt nul. Mais l’idée qu’elle pense ça de lui fit peur. Alors il reprit :

« Finalement...Tu n’as pas le choix ! Viens ! Je te porte si tu as mal aux pieds, et au fait c’est quoi ton membre + à toi ? » rajouta-t-Matthew en hâte. Il la prit par la main et la tira pour qu’ils accélèrent le mouvement. Puis il secoua la tête vers Emilie et lui montra ses oreilles de chat, et rajouta : « Elles te plaisent ? »

Un sentiment de satisfaction s’empara de lui. L’anglais n’avait jamais fait ça avant, il venait de se lâcher complet. Etait-ce la frénésie et l’esprit joueur qui régnait dans ces parages, ou tout simplement lui plaisait-elle vraiment ? Il attendait sa réaction à présent, mais une chose est sure, peut importe ce qu’elle en pense il s’accrochera à elle, de gré ou de force. C’est décidé.
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Mer 23 Juin - 20:27

[ Et si tout se passe bien, je répondrai plus vite encore, dès les vacances x3 ]

Whouu ! Whaa ! Whoo !
Non, ce n'était pas les bruits infernaux, qui ne semblaient jamais vouloir laisser en paix les clients, d'un pressing. Ce n'était pas non plus une des dernières musiques de Lady Gaga, ni même quelques bâteaux aux différents gabarits qui entraient tous joyeusement dans un lointain port, rien de tout ça. C'était juste... Juste le vacarme des idées s'entrechoquant dans la tête d'Emilie. Eh là, je vous vois venir, ravalez votre salive, pas de pensées aux origines douteuses. La jeune femme – même si en réfléchissant, ces mots ne se collaient pas bien à l'image de la pauvre Emilie... - était en pleine réflexion ! C'est que y'avait de l'ambiance, dans cette petite tête. Elle était aux anges, elle avait oublié tout ce qu'il y avait autour, TOUT !

Elle venait d'oublier les centièmes excuses du grand bonhomme, qu'il ne se fatigue pas, elle ne lui en voulait presque plus ! Elle avait également oublié la phrase prononcée par Matthew, celle qui lui laissait deux choix possibles : se rendre au parc d'à côté pour acheter un truc rapide, le boire rapidement et s'en aller tout aussi rapidement, d'après lui; ou alors, de marcher un peu et de trouver un bon petit café et coin tranquille pour discuter. Apparemment, l'homme voulait passer du temps en la compagnie de la scientist. Ça lui aurait fait plaisir, tiens, mais là, ce n'était pas ça qui l'avait totalement déconnectée du monde réel. Réel, c'est pas vraiment le bon mot, d'ailleurs. Ni même celle où le blond lui mentionne qu'en fait, il ne lui laissait plus la possibilité de choisir.
Car en fait, c'était cette toute dernière phrase qui l'avait intéressée.
Dès qu'il avait prononcé le mot « membre + », Emilie s'était souvenue de pourquoi et comment elle était arrivée là. Ses motivations. Ses rêves. Oui, elle a beau être un scientist, elle aime les choses extraordinaires, et les membres + étaient extraordinairement fascinants ! Ainsi, c'était comme sur un petit nuage qu'elle se laissait transporter, docile. Ne doutez pas que sinon, elle n'aurait pas hésité à rouspéter, elle pouvait aller vite, et même, elle pouvait courir, s'il voulait faire un marathon ! Même malgré ses jambes ridiculement petites. Mais nan.

Là, elle était en plein dans ses songes. Ce Matthew avait un membre +, lui, et lui avait même montré en un petit laps de temps ridicule ! Quelques secondes avaient suffies. Cachées par ses cheveux blonds, des petites oreilles de chat remplaçaient des oreilles humaines ! C'était trop craquant, trop... Doux. Ben oui, automatiquement, vous pensez à un petit félin adorable, donc c'est mignon. Comme les peluches d'Emilie, mais euh, évitons d'en parler, c'est un secret... 'fin je crois.
La jeune scientist avait horriblement envie de regarder, d'inspecter ces deux petites oreilles encore bien petites, voir comment celles d'origine avaient été remplacées...
Sur ce genre de trucs aussi, la Emilie avait du mal à se reprendre. Mais bon, on était quand même en plein milieu de la rue, et un gars tout de même inconnu la tirait je-ne-sais-où. L'intuition de la na... petite... femme lui chantait pourtant de lui faire confiance. Enfin, pas trop, hein ! Mais qu'on pouvait lui faire confiance. Quant à ses questions, elle lui répondit avec une voix qui se faisait toute petite. Elle était juste un peu choquée. Choquée parce qu'elle avait rêvé de ce moment toute sa vie, où les gens se balladeraient avec, sur eux, quelque chose qui différaient de la routine. Un truc fantastique, un peu.

« Wa... Waw... Elles sont... trop mignonnes ! »

… Je ne sais pas si un homme pouvait considérer cela comme un compliment, mais qu'il ne se vexe pas, parce qu'elle aimait, vraiment ! Eux, continuaient de s'avancer quelquepart. Puis l'anglaise reprit, se souvenant qu'elle devait lui expliquer qu'elle, n'avait pas de membre en plus.
Chose problématique s'il lui posait des questions sur la vie des scientist, comment ils étaient arrivés là... Parce qu'en réalité, la petite Emilie n'en savait trop rien. Elle improviserait logiquement face à la situation, et c'est tout...
On lui a dit aussi qu'elle pouvait s'inventer un membre +. Quel intérêt, elle n'avait pas besoin de mentir, surtout qu'elle virerait au rouge si on lui demandait le fonctionnement, auquel elle n'aurait peut être pas pensé. Enfin, en excluant le fait qu'elle ait une intelligence « supérieure » à la moyenne, elle reste humaine, quand même, vous voyez ?

« En fait... C'est plus compliqué, vu que moi, je suis pas du sang... Enfin... »

Houlàààààààà ! Humaine mais faut pas exagérer, tu devrais vraiment réfléchir à ce que tu dis, Emi'. Tentative horriblement mauvaise pour te rattraper, elle lâcha ensuite tout d'un coup sans respirer, se rendant compte que sa petite bouille virait au rouge écarlate.

« Je pense qu'on m'a injecté quelque chose dans le sang ou un truc du genre, et c'est pour ça que j'ai rapetissé. »

Elle prononça ces derniers mots en diminuant de volume, mais avec une voix étonnamment sûre. Aïe aïe aïe ! Pareil mensonge, sérieusement... Mais... ça pourrait quand même être plausible. Elle lui avait certes parler des limites de taille dans son pays, mais qui dit qu'elle ne le savait pas déjà avant, et qu'elle avait fait le rapprochement. Qu'elle s'était elle-même désattribuer le qualificatif de « naine ». Il ne pouvait pas savoir. Pour le coup, elle avait pas assuré, l'Emilie, alors que la plupart du temps, elle était tout de même douée pour trouver des réponses, et ce rapidement. C'était juste la seule chose qui lui était venue à l'esprit. D'autant plus qu'elle n'était pas complètement dans son état normal, pas vrai ?
Essayant de sauver sa cause une fois de plus, elle ajouta :

« En tout cas, j'adore tes oreilles ! Je les avais pas vues, au départ ! Faut dire qu'elles sont bien cachées. »

Une idée lui traversa l'esprit. Elle lui raconterai qu'elle était scientist, mais pas maintenant... Elle attendrait juste le bon moment pour lui dire la vérité..........
Non. En fait, elle était vraiment foutue, et avait sans doute foutu en l'air la possible future amitié entre les deux jeunes gens...
Et dire que ça ne lui ressemblait même pas, d'être maladroite.

[ Holà, je complique un peu le herpé, du moins pour Emilie >__< ]
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Jeu 24 Juin - 10:38

[T'inquiète pas, j’ai eu une idée en dormant 8’D…La nuit porte conseil !]

Ca va tout se passait bien ! Alors que les deux jeunes adultes continuaient de courir dans les rues, Matthew tourna la tête pour voir la réaction d’Emilie à la vue de…Ses oreilles de, chat. Certes elles étaient mignonnes et se confondaient parfaitement avec ses cheveux, mais quel mal de tête cela lui donnait. Etre en compagnie d’Emilie le lui faisait oublier un tout petit peu. Mais ça faisait partie intégrante aussi du fait que cela le mettait sur les nerfs, de temps à autre, lorsqu’il était fatigué. Vous n’avez qu’à prendre comme exemple le moment où Emilie et Matt ce sont disputés. Je ne l’ai pas mentionné, mais c’était certainement un des facteurs de son irritation passée. A retenir lors de sa prochaine altercation.

Voyant la réaction ébahie de la rouquine, il en déduit qu’elle était sous le charme. Apparemment elle était en complète harmonie avec ces oreilles. Elle ne les avait pourtant qu’aperçue, c’était juste en coup de vent qui les lui avait montré. Content, fier de ce qu’il avait entreprit la seconde passée, Matthew en oublia les cinq secondes qui suivirent le mal de tête qui s‘amplifiaient sans qu’il ne s’en rende compte. En effet, il ne se rendit pas compte que sa tête commençait à bouillonner. Nous pouvons presque à parler d’un bouillon dangereux pour quand il s’en rendrait compte et où tous ce qu’il n’avait pas ressenti ces quelques secondes viendrait en masse s’attaquer à sa petite tête remplie d’euphorie.
N’y prêtant pas attention pour le moment, il se rendait à peine compte que la question qu’il avait posée à Emilie sur son membre la mettait mal à l’aise. Dans une position inconfortable même. La main de la jeune femme devenait moite… C’était évident. Il vit d’ailleurs le visage d’Emilie prendre une expression de songe. Enfin, par pour très longtemps, celle-ci vira à une expression de panique générale. Le cerveau d’Emilie était en surchauffe apparemment. Elle ne savait pas comment le lui annoncer ou bien elle était une rescapée miraculeuse sans membre ? Non impossible. Ce serait ridicule et comment n’en aurait-elle par bénéficier ? Parce que ce serait un coup monté qu’il n’y aurait jamais eu de catastrophe ? Pff, quel canular. Ah elle est bien bonne celle-là. Comme si ce sénat était capable de retenir au simple état de « mouton » une masse considérante de personnes avec des membres .

A l’instant même Matthew y songea une seconde, lui qui n’avait pensé qu’à refaire sa vie écoutant d’une sourde oreille les robots à l’aspect humain dictant le message de bienvenue à la sortie de cette plage ou il avait rencontré d’autres personnes… Qu’il n’avait pas revu depuis. La deuxième chose à laquelle il avait pensé, c’était ses oreilles. Comment allait-il s’adapter à ce phénomène tout nouveau pour lui ? Certes il avait déjà commencé a s’accommodé à celles-ci, mais bon. Les maux de têtes, ça il ne s’y faisait toujours pas, même trois dolipranes à 1000g ne suffisait pas à le calmer ! Même un somnifère n’était pas apte à l’endormir assez pour qu’il ne sente plus ces affreux et inoubliable, maux de têtes. La seule chose qui lui faisait du bien c’était de fumer un joint de temps à autre, enfin c‘était une option à laquelle il avait pensé récemment. Puisque ni le somnifère ni le doliprane n’était efficace pourquoi ne pas tester quelque chose de radical nommé : la drogue ?

Matthew fut sorti de ses pensées quand il entendit répliquer Emilie affirmant qu’elle se serait fait administré un médicament, une « potion » qui l’aurait fait rapetisser ? Euh…Elle prend Matt pour un abruti ou ? Il vu qu’elle rougissait à vue d’œil. Mentait-elle ?
En tout cas, cela suffit à sortir Matt de son petit nuage…Les quelques secondes qu’il avait passé sans sentir son mal de tête lui revenait en masse à présent. Oui vous avez compris, sa tête bouillonnait, il n’en pouvait plus. Il surchauffait, à tel point qu’il s’arrêta net, lâcha la main de la roussette et se les plaqua contre ses oreilles… C’était un supplice ! Matt était à bout, il lâcha un cri, un braillement plutôt :

« Argh ! Merde…C’est quoi ce foutoir ? Qu’est-ce…Qui…Grr ! Ca fait mal ! » Dit-il en haussant le ton. Il cria douloureusement, la douleur devenait de plus en plus intense, il rajouta alors : « Putain, c’est pas vrai ! Ghha… Emilie je t’en prie, va à la pharmacie…Va chercher quelque chose pour me calmer ! Je supporte plus ! AARGH ! »

Au bord de l’évanouissement, tellement la douleur était intense, Matt s’était enfoncé dans une ruelle pour ne pas effrayer trop les passants. Emilie avait pris peur en le voyant dans cet état, Matt le sentait. C’était un effet secondaire de ses mignonnes et agréable oreilles de chiotte. Non mais qu’est-ce qu’elle fait la rouquine ? Il est en train de crevé de douleur et elle ne bouge pas d’un poil ! Ecoute le toi !

« Emilie ! S’IL TE PLAIT ! Vas-y vite, je vais exploser ! C’est pas possible de... » cria l’anglais avant de tomber à genou tellement il avait mal. Il puisait dans ses dernières ressources pour ne pas s’évanouir, il devait tenir. Emilie allait l’aider ! Elle était une femme bien, il l’avait vu dès le premier sourire qu’elle avait affiché.

Mais pourtant on dirait qu’elle est tétanisée, que voir Matthew dans cet état la terrorise. C’est impensable ! Emilie doit l’aider. Elle ne peut même plus se poser la question la seule chose qu’elle a à faire c’est de courir à la première pharmacie qu’elle trouve et de lui apporter une boîte de doliprane à lui faire avaler entière s’il le faut. Mais Matt sait lui-même qu’il ne tiendra pas jusqu’à son retour, que malgré le sprint qu’elle piquera, il sera évanoui d’ici là. Ou bien aurait-elle sur elle quelque chose capable de l’aider ? Enfin, à ce stade il faudrait un miracle pour qu’elle puisse l’aider dans la minute qui suive…

[Mais que va-t-il se passer ? Ah, ah, ah XDD ! Ca te sauve…Pour le moment / En fait j'crois que c'est du à une croissance "soudaine" de ses oreilles ce truc muche Cool. ]
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Jeu 24 Juin - 20:21

Emilie avait ouvert de grands yeux choqués. Alors qu'elle était en pleine réflexion, dans ses pensées, le cerveau en surchauffe, tournant et retournant les solutions possibles pour se sortir sans trop d'encombres de son mensonge, Matthew avait... pété un boulon. Il s'était arrêté, très brusquement, et avait lâché la main de la jeune femme, pour se tenir la tête entre les mains. Ou plutôt, ses oreilles. Et il avait braillé quelque chose, sa voix traduisant sa... Douleur. Oui, il avait mal, terriblement mal. En fait, n'importe qui aurait pu le voir. Donc, ses oreilles étaient la cause de tout ça ? Même le blond ne semblait pas comprendre pourquoi et comment ça s'était déclenché, mais une chose était sûre, il avait besoin d'aide.

Besoin d'aide d'un scientist.
Les secondes semblèrent défiler vite et doucement à la fois. Douloureuses et franches, dynamiques et sadiquement lourdes. C'était une impression bizarre. Matthew se traîna dans une petite ruelle. Ce qu'aurait fait toute personne normale, non ? En revanche, Emilie n'avait toujours pas bougé. Elle analysait juste la situation. Alors que le blond lui avait suggéré, supplié d'aller chercher quelque chose à la pharmacie, elle, avança vers lui d'un pied ferme. La pharmacie, quel intérêt ? La jeune scientist n'avait jamais entendu parler de médicaments spéciaux pour les douleurs crééent par les membres +. Et puis, même si ça existait, puisqu'on était sur cette île spécialement aménagée pour ces « élus », comme dit l'anglaise, l'emplacement de cette pharmacie restait totalement inconnue.

La petite changea d'attitude. Elle se mit à se comporter comme dans son laboratoire. La face imperméable, elle s'approcha de Matthew, qui s'était laissé tomber à genoux tellement la douleur l'affligeait. Maintenant, Emi ne souriait plus, et aucune émotion ne parvenait dans ses yeux grands ouverts, attentifs. Elle était concentrée. Elle ne connaissait pas ce membre, ni la faculté qu'il donnait à son possesseur, ni rien, en fait. Une chose était sûre, il fallait agir vite et avec efficacité, parce que Matthew donnait vraiment l'impression qu'il allait exploser d'une minute à l'autre, et pour avoir parler ainsi, il allait vraiment, vraiment mal !
Oh, vous vous dites : Emilie aime les membres +, elle ne sait pas ce que sont les effets secondaires !
Bien sûr que si. Même si elle ne connait pas ces douleurs, elle sait très bien que ces effets ne sont pas faciles à vivre. Souvent douloureux, bien que ce ne soit pas forcément la faute du greffeur.
C'est juste comme ça. Sont ici classés ceux qui acceptent bien ça, et ceux qui ne supportent pas. Malgré tout, elle reste totalement fascinée par ces membres +, c'est plus fort qu'elle.

La situation était vraiment mauvaise. Non seulement la scientist n'avait pas de matériel pour examiner le membre +, non seulement elle n'avait aucun anesthésiant... Ou peut être que... Non ! Elle se refusait à y penser. La drogue, c'était son problème, pas celui des autres. Pas question de s'en servir pour une autre personne qu'elle-même, et ce n'était pas de l'égoïsme. Juste qu'elle savait... La drogue rendait dépendant, et puis, ça marcherait à coup sûr, mais ce n'était pas la bonne solution, non !
Elle se surprit à penser que de toute façon, une petite dose une seule petite fois ne pourra sûrement pas lui faire de mal... Que c'était juste dans l'urgence. La scientist hésita. Ce n'était pas dans ses habitudes d'hésiter, mais là, c'était quand même quelqu'un qu'elle appréciait bien. Elle avait eu l'occasion de lui sourire, de lui parler, et quelques minutes après, voilà où ils en étaient.

« Désolée, j'ai pas le choix. »

Emilie fronça les sourcils, embêtée. Pas qu'elle se baladait avec des comprimés de drogue 24h/24, mais là, si elle en avait, elle comptait bien s'en servir de façon positive. Les comprimés, ils étaient plus pratiques que n'importe quoi d'autre, mais sans quelque chose pour faire passer... Quelque chose comme de l'eau...

« C'est rien, ce doit être une légère modification de ton membre +, rien de plus, il s'habitue juste à toi, comme toi tu t'habitues à lui, et évolue... »

Ou pas. Il est vrai que certaines personnes n'acceptaient pas leurs membres +, de sang Z ou pas du tout. Mais ce n'était franchement pas la peine d'en parler. Ça devait le rassurer un peu, rien qu'un peu, pour éviter qu'il ne pète complètement les plombs, car il n'était pas rare que les élus n'aient pas de crises si fortes, qu'ils finissaient par eux-mêmes se faire des blessures ailleurs. Pour soulager la douleur que provoquait les membres. C'est étrange, et pourtant, Emilie avait vu bien des cas, ou du moins, en avait entendu parler.

« Ça va te soulager un peu, il est même possible que ça calme la douleur un certain temps. »

Elle préférait ne pas parler des effets secondaires de la drogue maintenant. De toute façon, il n'avait pas besoin de savoir que c'était de la drogue, si ?

« Il faut... Il faut de l'eau ! »

Eh ouais. Problème. De l'eau. C'était justement en quête de quoi se désaltérer qu'ils étaient partis quelques minutes plus tôt. Un comble. La scientist n'allait de toute façon pas attendre qu'une bouteille tombe du ciel, et tant pis s'il fallait demander à un passant où se trouvait le bar, restaurant, magasin, le plus proche. N'importe quoi fera l'affaire ! Ce qu'elle s'empressa aussitôt de faire, après avoir lâché son blouson sur le sol. Sauf si Matthew exagérait, ce dont elle doutait fortement, la douleur valait la peine de faire un petit jogging ! Courage.

Ce fut donc rapidement qu'elle atteignit un café, et demanda une grande bouteille fraiche. Elle revint cinq minutes plus tard – ce qui n'est pas énorme, avec de si courtes jambes, ne ! -, trouvant un Matt dans le même état qu'elle l'avait laissé, plus tôt. De toute façon, si on ne faisait rien, la douleur ne s'arrêterait pas seule, et s'amplifierait, peut être. C'est ce que se disait l'anglaise pour s'empêcher de culpabiliser. Cette drogue n'était pas la meilleure pour ce genre de truc, non, vraiment pas. Jamais elle n'aurait donné ça si la situation n'était pas aussi délicate.

Le tout pour le tout.

La scientist lui tira la mâchoire vers le bas, y enfonça le comprimé rapidement. Ouvrant la bouteille, elle lui tendit, pour voir s'il était toujours là, en partie. ( XD )

« Tu arriveras à boire de toi-même ? »

[ Mwaaarf... désolée si y'a des incohérences, je suis hyper crevée. Et d'avoir répondu tard, omg xD. Je ferai plus attention. ]
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Sam 26 Juin - 18:27

Le blond n’en pouvait plus, cette douleur l’excédait, il était à bout de force. A un point que vous n’imaginez même pas. S’il avait été dans cet état là lors de sa rencontre, criarde, avec Emilie, il l’aurait dépecé sur place. Ne me demandez pas avec quoi, mais une chose est sure il l’aurait fait pour se défouler dans l’espoir de se soulager. Une telle douleur, ça n’est vraiment pas commun. A peine quelques secondes, c’était ce qu’il avait fallut pour qu’il soit dans cet état là. Bizarrement il sentait ses oreilles, grandir. S’étirer, se contracter, pour à nouveau pousser leurs ligaments afin de s’agrandir. C’était affreux, comme si on cherchait à les lui arracher. Et par la même occasion, Matt ne se rendit pas compte qu’il se les tenait de façon à les étirer lui-même. C’était bête de sa part. Mais bon d’une autre façon on peut imaginer qu’il voulait faire finir ce supplice plus vite, ou bien que la haine qu’il nourrissait pour ces affreuses était telle qu’il cherchait lui-même à ne plus les avoir. A ne plus jamais les voir, à ne plus jamais avoir à les porter. Retrouver ses oreilles à lui. Qu’est-ce que ce serait bien. Honnêtement, ça ne faisait pas plus d’un mois qu’il était sur l’île qu’il ne les supportait déjà plus. Ces maux de têtes incessants, quelle horreur.

Emilie, oh Emilie. Une gentille rouquine -naine-, avec qui Matt s’était disputé il y avait maintenant un bon quart d’heure. A présent celle-ci paraissait être décidée à l’aider. De quelle façon ? Il n’y avait qu’elle pour le savoir. Matt n’attendait juste qu’un coup de pouce, un gros coup de pouce. Il ne fallait pas qu’il se retourne, s’il se mettait sur le dos, le blond allait avoir soudainement toute la lumière du jour au dessus de sa tête. Etant donné qu’il n’a plus aucune emprise sur lui, qu’il est fatigué de se crisper, il ravalerait sa langue, et sans doute, convulserait. Ce serait vraiment un gag si on en venait là. Même un véritable chaos. Enfin bref, cette sortie qui avait totalement changé de mots, c’était passé de l’insulte gamine aux gentille politesses et aux invitations, se retourna brusquement dans un mouvement de panique. Quel calvaire pensait-Matt. Etalé au sol, il était à présent complètement mort de fatigue. Des cris qu’il avait poussés, des dents qu’il avait serrées, des bras sur lesquels il avait forcé, et de ses oreilles qui n’avait pas arrangé les choses... Tout ça avait été une action en chaîne. Il relâchait progressivement toutes les contractions de ses muscles, pour finalement tomber à terre. Raide et à la fois mou, il ne sentait plus rien, l’anglais attendait juste le retour d’Emilie.

Soudain, une pensée vint à l’esprit de Matthew : *Et si elle avait pris la fuite ?!*. C’était possible, après tout il ne se connaissait que depuis quelques minutes, elle avait surement pris peur. Et dans sa petite panique elle aurait piqué un sprint le plus loin possible du blond. Ou alors c’était une sadique, qui n’avait d’autant plus aucune confiance en Matt, et l’avait donc laissé agoniser ici. Il y avait une dernière option...Elle était de bonne famille, gentille et motivée, alors si c’était le cas elle n’avait certainement pas abandonné. Elle ne l’avait certainement pas abandonné, lui. Non en ce moment même elle était surement en train de courir à tort et à travers toute cette population, pour revenir auprès de Matt et lui donner un calmant. Oui c’était sur. Une chose prouvait ce raisonnement, Emilie avait accepté gênée son invitation, elle avait été émerveillé devant son membre et elle avait dès le début accepté de le pardonner. C’était une fille de confiance. On pouvait compter sur elle, toute façon Matt n’avait plus personne sur qui compter. L’espoir était ce qui lui restait, incapable de bouger, ses forces l’abandonnaient. Non il ne mourrait pas, simplement, comment dire, son sucre, voilà, son sucre se faisait la malle. Pourquoi ? Pour aller nourrir ces horribles oreilles. Son sang faisait de même, demi-tour ! C’est parti, tous les anticorps, toutes les forces simplement, de Matthew partait à l’aide de ses petites oreilles. Une crise de croissance ? Elle grandissait ! Voilà pourquoi ça lui faisait tellement mal, ses tympans se développaient aussi, donc il devait assimiler la puissance grandissante d’un coup de ces trucs. Quelle organisation...

Mais Matt fut sauvé, Emilie, oui la gentille Emilie qu’elle était revenait. Qu’est-ce qu’elle avait comme solution ? De l’eau ? Mais, elle est folle ? Elle compte aider Matthew avec ça ? Peut-être qu’elle a quelque chose en plus à lui donner...Oui, en revenant elle ouvrit sa main et laissa voir un comprimé blanc. Pourtant ce n’était pas la forme d’un doliprane ou un somnifère...Qu’est-ce qu’elle était allé chercher ? Il n’en savait rien et s’en fichait complètement. A peine eut-il le temps de vouloir ouvrir la bouche qu’elle lui avait déjà écarté la mâchoire et enfoncé le comprimé dans la gorge. Lui tendant la bouteille elle lui demanda s’il était capable de boire lui-même. Il se redressa légèrement, posant un bras par terre et s’empara de la bouteille pour en boire une gorgée. Il attendit quelques secondes, puis sentit la douleur s’estomper. Il dit alors :

« Je...Ca a marché. Je sais pas ce que t'as fait, mais ça a marché. Je ne sens plus rien, vraiment plus rien, comme pour une ouïe normale. Enfin, je crois. »


Il se redressa afin de remercier Emilie, mais il vit un arbre décoller du sol derrière elle, puis des lianes, d’autres arbres, de la mousse d’automne, de l’herbe, des animaux ! C’était de la drogue hallucinogène ? Matt reprit :

« Ouah...Merci. Mais, c’est quoi tous ces arbres d’un coup ! C’est complètement fou...Regarde un écureuil ! »

Non, Matthew ne se rendait pas compte dans quel état il était, de son côté Emilie n’avait pas l’air fière d’elle. La tête baissée, elle restait accroupie, sans rien dire. Matthew lui était comme dans un rêve, ne l’entendant pas répliquer il demanda :

« Bah alors ? Qu’est-ce qui a ? C’est quand même pas à ton tour de faire une crise, si ? »
Finit-il sur un ton joueur. Matthew était penché vers Emilie, ses oreilles dépassait maintenant légèrement de ses cheveux et il fermait les yeux. Tout souriant, les mains dans les poches... Il ne comprenait pas trop ce qui se passait, mais était égayé.

[Non il était cool :3 ! Dans le prochain que je poste (selon le tien) si la drogue ne s'estompe pas, j'ai une idée de ce qui pourrait arriver...:'D]
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Dim 27 Juin - 15:52

De toute façon, il n'y avait pas de mal à en prendre une fois. Pas du tout, même... C'est ce qu'essayait de se dire l'Emilie. Mais elle, elle en avait pris une seule petite fois, et maintenant, c'était son petit plaisir. La drogue. Son plaisir. Ce n'était pas bien, non, pas bien du tout. Et jusque là, elle assumait parfaitement, parce qu'elle savait ce qu'elle voulait. Ainsi que là où elle allait. Elle savait qu'elle pouvait avancer, parce qu'aucun danger sérieux ne lui faisait face, rien, rien du tout ! C'est pour ça qu'elle s'était autorisée à prendre de cette drogue. L'hallucinogène, peu importe ce que l'on dit, c'est et ça reste de la drogue, et cette substance, peu importe comment elle s'appelle, elle est dangereuse. C'est fait pour qu'on soit dépendant. Ça sert beaucoup, surtout à faire du mal, mais dans le cas de la scientist, il n'en est rien. Elle gagne bien sa vie, c'est juste comme une tablette de chocolat, en plus cher... Et à présent, l'anglaise était une dépendante, elle ne voyait pas la vie sans sa dose.

Mais c'était ça ou le laisser agoniser dans l'ombre. Emilie n'était pas sadique au point de regarder les souffrances d'une personne à qui elle avait sourit et parlé deux minutes plus tôt. Mais elle n'était pas fière, non, car même si ça calmait la douleur, ça restait de la drogue, la substance dangereuse, oui. Pourtant, il fallait qu'elle arrête de culpabiliser. Parce qu'après tout, elle avait fait le bon choix.

La preuve, Matthew se sentit tout de suite mieux en buvant quelques gorgées d'eau. Ce fut très rapide, ce qui ne manqua pas d'étonner Emilie, mais elle fit mine de savoir que c'était normal. En réalité, elle n'osait pas trop regarder le blond dans les yeux. Il pouvait lui poser la question fatidique, la question qu'elle voulait vraiment éviter, mais qui était sans doute inévitable. Indubitablement, la question dont la réponse était « c'est de la drogue. »
Bref, vous l'aurez compris, elle se sentait mal à l'aise. C'était contre ses principes, après tout. Mais ne tournons pas ça au drame, car voilà, Matthew semblait déjà délirer, et ç'allait être délicat à gérer, en fait. Il disait voir des arbres partout, et même un écureuil... Puis il demanda sur un ton joueur si c'était à la jeune femme de faire une « crise ». C'est vrai qu'elle ne laissait pas paraître la moindre joie quant à la « gurison » du grand blondinet. Après tout... La scientist se surprit à imaginer la scène que pouvait voir le grand Matthew, et bêtement, se mit à pouffer. Rire légèrement nerveux, et soulagé à la fois. Elle avait juste vu ce genre de chose tellement de fois dans sa vie qu'elle s'amusait presque d'observer quelqu'un découvrir ça. Ça lui paraissait tellement... naturel. Si bien que souvent, sans même avoir pris sa dose habituelle, elle naviguait dans un petit monde extravagant où la vie était comme un ruisseau et coulait selon ses envies.

Elle releva la tête, et aperçu un Matthew qui semblait vraiment aller mieux. Et maintenant, ses oreilles dépassaient légèrement de ses cheveux blonds ! Pour la deuxième fois dans la minute, l'anglaise écarquilla les yeux, surprise. La drogue donnée avait agis sur une croissance plus rapide, ou presque directe ? Ou peut être que c'était comme ça avec ou sans substance illicite ? Plus elle analysait la chose, plus Emilie se sentait mieux, bien que toujours un peu secouée par les incidents qui étaient curieusement très accélérés. Elle se rendit compte qu'elle ne connaissait qu'à peine les particularités du sang Z, ainsi que sur les membres qui pouvaient évoluer d'une telle manière. Tant à découvrir ! Finalement, peut être que ce n'était pas une mauvaise chose !

« Héééé... Non, je vais bien ! C'est juste que... C'est si soudain tout ce qui s'est passé. Tu n'as vraiment plus du tout mal ? Wuah... »

Ouais, ça exprimait bien l'état d'esprit d'Emilie, l'angoisse en moins. Il demanderait forcément ce que c'était que ce médicament miracle. À cette pensée, elle rougit de plus belle, n'osant imaginer ce qu'elle répondrait. Il ne restait plus qu'une chose à faire, prier pour qu'il oublie ! Elle ne releva pas, pour la remarque sur la végétation qui avait tout d'un coup poussée, ni pour ses habitants. Toujours incapable de le regarder dans les yeux, elle baissa à nouveau la tête. L'effet de la drogue ne pourrait tenir tout au plus une après-midi, avec cette dose. Et encore, c'était plutôt pas mal. Quoi que...

Commençant à avoir les jambes en compote, Emilie se remit debout. Certes ça ne faisait pas une très grande différence de taille, mais bon. Elle fit mine d'observer les alentours, ne sachant pas trop quoi dire. Ils étaient dans une sale ruelle assez sombre, y'avait pas un chat, en plus. Elle ramassa son blouson, par terre, et se mit à le dépoussiérer, vaguement préoccupée par la crasse que le manteau avait amassé sur le sol. Il allait falloir s'occuper du blond, qui avait maintenant deux petites oreilles de chat qui pointaient le bout de leur nez à la lumière du jour, plus qu'à moitié cachées par la tignasse blonde de Matt. Vrai que c'était mignon. Mais malheureusement douloureux. Vu la force de progression de ces deux oreilles félines, le pauvre Matthew devait souvent souffrir de maux de crâne ou truc du genre. En revanche, elle devinait facilement à quoi elles pouvaient servir. Ou plutôt, à quoi elles servaient, vu que c'était sûrement un effet permanent. Elle se risqua tout de même à lui poser la question, histoire de... Histoire de faire diversion.

« Tes oreilles... Elles te permettent d'entendre d'assez loin, non ? 'Fin, je veux dire... »

Se sentant rougir, elle tourna la tête, préférant se concentrer sur une pauvre fourmi mutante – une fourmi de taille assez impressionnante... pour une fourmi – qui essayait de transporter sur son dos un morceau de pain, on dirait bien...
Elle respira un grand coup. C'était dans une mauvaise position qu'elle se trouvait là, décidément. Surtout qu'elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer la réaction de Matthew quand il apprendrait que ce qu'il avait avalé était un petit comprimé de drogue hallucinogène... Surtout dans un tel état.

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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Dim 27 Juin - 21:35

C’est vrai, c’était comme dans un rêve. De la verdure, un beau soleil qui sortait tout au dessus des bâtisses resserrées entre lesquelles ils se trouvaient. Et des écureuils ! Oh qu’ils étaient mignons, vraiment. Mais
Matthew n’était pas assez émerveillé -enfin il l’était énormément mais bon- pour oublier la rouquine. Il s’était donc tourné vers elle il y a quelques secondes de ça et lui avait demandé si c‘était à elle de pété un plomb maintenant. Sur un ton joueur, amusé, l’anglais sesentait mieux. Comblé même, c’était tout simplement merveilleux. Il était presque sur le point de sautiller comme une fillette, mais non, il se contentait de tourner sur lui-même les bras tendus perpendiculaires à son torse.
Tout en tournant il braillait des petits « Wouhou ! Ya-aaaaaïk »
et autre expressions incrédules dans ce genre. Content comme un gamin, il
écoutait Emilie rigoler discrètement. C’était mignon ~ ! Déjà qu’elle lui
plaisait sans rigoler, alors en souriant c’était encore mieux, mais en riant !
Et en plus sous l’effet de quelque chose de... sous son effet désopilant quoi !



Roussette disait qu’elle était stupéfaite que sa solution ait déjà soulagé l’anglais. Derrière ça, elle avait quand même fait une tête complètement, renfrognée. Comme si elle s’en voulait. Pas d’avoir aidé Matt, non mais d’autre chose. S’il elle s’en voulait d’aider Matt ça voudrait dire qu’elle n’était pas si gentille que ça. Et puis elle ne l’aurait même pas aidé. Donc non, ça n’était pas ça. Elle s’en voulait réellement d’avoir fait quelque chose de mal. Du moins, c’était la seule explication possible, ou plutôt plausible. Elle rougissait, mais de quoi ? Matthew n’était pas apte à lui demander. Il était sous l’effet de ce médicament radical qui ressemblait à quelque chose d’hallucinogène. Puisqu’autour de lui, il n’y avait, aucune, je dis bien aucune, végétation. Et encore moins de présence animale. C’était tout simplement une hallucination. Non ? Ce n’est pas comme ça que vous appelez ça ? Et bien moi, oui. C’est simplement qu’elle n’avait peut-être pas eu d’autre choix que de lui administrer quelque chose d’aussi...Radical. Mais bon, elle savait très bien, comme Matthew –en temps normal-, que même en prendre une seule fois peut rendre accro quelqu’un. Une seule dose peut le rendre dépendant de ce truc. Et puis une deuxième question se posait, qu’est-ce qu’elle foutait avec ça sur elle ? Je ne pense quand même pas qu’elle le gardait pour une connaissance. Et il ne reste donc qu’une seule explication : Emilie se drogue.



Pourtant il n’avait pas pris une trop grosse dose. Ça y’est c’est clair maintenant, si elle rougissait c’était d’embarras. Pas d’autre solution possible. Semblant vouloir changer de sujet, Emilie demanda donc à quelle distance les oreilles étaient capables d’entendre. A quelle distance ? Elle croit qu’il mesure ? Il fait des approximations. Mais son cerveau lui dit que c’est à 10 mètres à la ronde, complètement ébahi, je n’sais pas s’il saura lui répondre. Mais apparemment regardez, il ouvre la bouche et...


« Graouuuu ! Ah, ah, ah ! Désolé c’était plus fort que moi. Euh et puis ces bidules jaunes ? A environ 300 mètres, huhu... »
Finit-il avec un air très sérieux. Bien sur que c’était faux. Vous croyez que c’est un satellite ce blond ? Non c’est juste qu’il a une crise de rigolade enclenchée. Il veut rire, le sérieusement...Y’en a plus. Finit ce mot.


« Mais non je blague ! Ah lala ! Non mais j’en sais rien. Vraiment, j’suis pas scientifique...Puis même si je l’étais je me ferais pas des tests sur moi-même. »


C’est vrai que la drogue faisait parti des facteurs de son attitude, d’excité. En temps normal, il aurait répondu calmement, sans faire de blague puisque ses oreilles sont pour lui un sujet important sur lequel, on ne plaisante pas. Mais pour je ne sais quelle raison, il prend carrément des allures de bourré. D’un gros lourdaud, saoul. Emilie ne semblait pas lui en vouloir. Elle gardait sa mine d’enfant que Matt aimait tant (OH CA RIME ! /OUT/). On dirait même qu’elle lui pardonnerait chacun de ses actes, aussi idiots soient-ils, tant qu’il serait sous l’effet de ce calmant, plus qu’efficace. Matthew avança alors droit en direction de la rue, oui celle remplie de passant, qu’on pourrait même qualifier d’avenue. Alors il cria à Emilie, joyeux :


« Allez ma rouquine ! On va se la boire cette petite boisson ? »


Tout joyeux, il commençait à se mêler aux gens, ne prêtant pas trop attention à la naine. Il ne savait donc pas plus si elle la suivait ou si elle avait décidé de rentrer chez elle. La végétation flamboyante apparaissait et époustouflait le blond. Il gardait la tête levée, tel un dérangé. Affichant un sourire béat, il finit par se demander si la rouquine le suivait. Ses dents disparaissaient sous ses lèvres, n’affichant plus qu’un léger « o » de sa bouche. Alors il demanda en se retournant cherchant dans les hauteurs de la population, apparemment
oubliant que son accompagnatrice était petite :


« Emilie ? Ohé ! Emilie ?! »


Il cria vainement, sans pour autant entendre de réponse. Alors, le blondinet revint sur ses pas. Et retourna dans la sombre ruelle. Personne. Mais où était-elle ? Puis il entendit une voix l’appeler. Sans pour autant savoir de qui il s’agissait. Alors il sourit, pensant que son amie, si je puis l’appeler comme ça, le cherchait. S’engouffrant à nouveau dans la foule il cria encore par-dessus les têtes :


« Eh ! Emilie, je suis là ! Rejoins-moi à la ruelle, j’ai une question à te poser ! Et encore désolé mais je te vois pas en haut des têtes. Même si t’es rousse ! »


Néanmoins, l’anglais gardait un peu de sa rigueur habituelle. Il n’allait donc pas tenter de voler, s’il se voyait des ailes dans le dos, simplement il penserait qu’il vaut mieux s’entraîner avant de faire le grand saut. Assez fier de lui, il revint sur le trottoir bordant l’entrée de la ruelle insalubre. Encore souriant, Matt restait gai. Mais peu à peu, la drogue elle partait. Quittait son corps. Ne faisait plus effet au fil des minutes. Et les maux de têtes revenants progressivement, il comprendrait que ceux-ci s’étaient intensifiés. Sans pour autant péter un boulon comme tout à l’heure. Mais peut-être que cela gâcherait sa sortie, mouvementée avec la rouquine. Au pire, il remettrait ça une prochaine fois. Non ? Pour le moment, prenez le temps de le regarder ce fil à papa aux allures de garçon simple d’esprit... C’est comique.


[Le RP trouvera peut être une fin, au bout de quelques posts, sauf si tu as encore des idées pour l’agrémenter, je suis d’attaque !]
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Jeu 1 Juil - 14:34

Aaah ! Que c'était dur, non vraiment, dur dur de suivre Matthew. Emilie essayait de s'imaginer dans cet état de temps en temps, en observant Matt', et c'était d'un grand comique. Drôle et en même temps, assez glacial, comme chose. Puisque c'était l'effet d'une drogue, rappellons-le. Le grand blond s'amusait maintenant à tourner sur lui-même, les bras grands ouverts, comme une grande toupie. Cette impression de légèreté, elle connaissait, très bien, même. Ça lui était déjà arrivé de faire ça, même, ce qui la surpris encore un peu plus. Excité comme une puce, son ami lançait des petits cris joyeux. Il répondit à sa question, bien que la scientist ne s'attendait de toute façon pas à recevoir une réponse plausible. Comme prévu, il lui déballa qu'il entendait jusqu'à trois cent mètres, précisant par la suite qu'évidement, c'était une blague. La phrase qu'il rajouta ne manqua pas de donner des frissons à l'anglaise : il lui avoua qu'il n'était pas un scientifique, et que même s'il l'était, il ne ferait pas des tests sur lui. Des tests. La jeune Emilie était allée plus loin que ça, allant même jusqu'à faire des expériences sur elle-même. D'où ses yeux, d'une couleur écarlate. Au souvenir de ce qu'elle avait dû endurer pour assortir ses deux pupilles à sa tignasse rousse, une moue de douleur vint animer sa figure. C'était du passé, mais ça restait une expérience assez choquante, et très frustrante sur le coup. Elle n'aimait ni en parler, ni y penser. Pas qu'elle regrettait, les années avaient passé, très très vite, et maintenant, il fallait oublier les longs moments d'attente, dans la nervosité et la solitude. Dans l'angoisse et la peur. Malheureusement, c'était des choses qu'on n'oubliait pas.

D'après son expérience, Emilie hasarda elle-même une hypothèse. Elle essaya de réfléchir logiquement, pendant que Matthew découvrait les effets de sa drogue hallucinogène. D'après les réactions de ce dernier, c'était la première fois que ces oreilles de chats grossissaient aussi brusquement, entraînant par la même occasion un horrible mal de tête. Voir un mal de crâne insupportable, oui, ce serait même plutôt ça. Donc, elles ne devaient pas s'être énormément développées avant ça, un petit peu, juste. Par petits bouts, lentement, et sans de douleurs semblables à celle présente quelques minutes plus tôt. Donc, en admettant que le scientifique l'ayant opéré ait voulu lui agrandir l'espace dans lequel Matthew peut entendre et en comparant avec la taille actuelle des oreilles de discrète couleur jaune, il devait pouvoir entendre vers... les 15 mètres autour de lui ? Un peu moins, un petit peu plus... Il était difficile de juger.
Est-ce qu'il entendait tout en abusé ? Par exemple, les passants de la rue d'à côté, les entendaient-ils un par un marcher ou entendait-il un gros boucan de pas groupés ? La petite Emilie avait la tête tournée vers cette rue, puis, voulant reposer son regard vers Matthew, constata avec un petit bond dans le cœur qu'il n'était plus là. L'angoisse la submergea. Avec de telles illusions, de tels effets, le blond pourrait être dangereux, autant pour quelqu'un que pour lui-même ! C'était pas le moment de le perdre de vue !

Même tournant et retournant la tête de tous côtés, aucune trace de lui. Il ne pouvait pas avoir disparu. Aucune chance qu'il ne sache voler, sauf si des ailes cachées s'étaient mises à pousser en quelques secondes chrono, et sans provoquer la moindre douleur qui aurait pu alerter la scientist.
Elle trottina rapidement vers les trottoirs de la grande rue, rapidement surplombée par toute une tonne de gens. Comment voulez-vous retrouver quelqu'un là-dedans ? Et pire, avec cette taille de mouche, Emilie ne voyait rien, face à ces grattes-ciel. Bousculée de tous côtés mais pas découragée pour autant, elle tenta de reconnaître la tignasse blonde de son ami. Elle était sûre de l'entendre l'appeler, mais ne le voyait pas. Et s'il lui arrivait quelque chose ? Non, mieux vaut ne pas y penser, et puis, Matt était grand et débrouillard, même dans cet état, se disait-elle... Ou... Ou pas.

Après avoir lâché plusieurs « pardon ! », et autres « excusez-moi ! » aux divers passants qu'elle bousculait, la nai... petite se dit qu'il valait mieux revenir à la ruelle, non ? En fait, on lui avait toujours dit de rester au même endroit si elle se perdait, mais là, elle n'était pas vraiment perdue, elle avait juste perdu quelqu'un. Elle retourna sur ses pas, se faisait la plus grande possible, espérant apercevoir la tête de Matthew, une main qui ressemblait à la sienne qu'elle pourrait saisir et ne plus lâcher. Arrivant près de l'entrée de la ruelle sombre, où personne ne semblait vouloir tourner, elle se mit à crier, suppliant la personne là-haut si celle-ci existait vraiment, d'y garder le grand Matthew.

« Matthew ? Eeeh ! T'es où ?! »

Elle s'en fichait, si les passants la regardaient de haut – en même temps, vu les courtes jambettes de la scientist, ils ne pouvaient pas la regarder autrement... -, s'ils la fixaient avec leurs yeux globuleux, ou si ils lui montraient par un froncement de sourcils malpoli qu'elle les gênaient.

Par miracle, elle cru ré-entendre la voix de son nouvel ami, pas très loin. Se pressant, elle ne regardait pas où elle mettait les pieds et... boum ! Elle percuta quelqu'un de relativement grand, qui tomba à la renverse, peut être sous la surprise... ? À moins que plutôt... Ce ne soit un jeune homme drogué et pas dans son état normal ?

« Mattheeeew ! »

Étant à califourchon sur lui, elle se retira, lâchant un soupir soulagé. Elle s'accroupit près de lui, le regardant avec de grands yeux et un sourire qui rayonnait, ravie.

« Tu t'es fais mal ? »

Elle aurait bien tendu la main, pour l'aider à se lever, mais en faisant ça, elle risquait plutôt de tomber à son tour. Il devait être trop imposant pour qu'elle le tire, non ? Quant à ses petits bras, ils n'étaient de toute façon pas assez musclés. Il était là depuis le début ? Pas possible, elle l'aurait vu ! Bon, l'important était qu'il soit là, et qu'il n'ait pas perdu des morceaux de bras en court de route. Un éclair traversa l'esprit de la rouquine : si ça se trouve, l'effet de la drogue se dissipait, et libre de penser comme une personne sans substance illicite dans le sang, et là, le moment serait venu de lui dire. Il comprendra. Et s'il ne comprenait pas sur le coup pourquoi la petite scientist avait fait ça, il le comprendrait sans doute plus tard, parce qu'il avait beau être blond, Matthew ne semblait pas bête, pas du tout !

Un dernier problème subsistait seulement. Il pourrait avoir d'autres douleurs qui s'enchaîneront, même si les possibilités pour que ce mal atteigne le niveau de celui qui était bien présent quelques minutes auparavant, étaient quasiment nules. Elle ne prendra pas la même décision, cette fois. Ou peut être avec l'accord de Matthew. Ou peut être qu'elle fera mine d'ignorer de quoi il parlait, si jamais il mentionnait un comprimé, ou... Qu'il était dur. Dur de savoir quoi faire. Elle n'était pas habituée, ça viendrait avec le temps.
*S'il te plait, Matt, pardonne moi.*

[ Je suis... complètement à cours d'inspiration x'D. ]
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Dim 4 Juil - 13:44

Quel grand dadet, il ne peut pas s’empêcher de bouger. Pourtant, il n’est pas hyperactif. Sachons-le. Tellement il est d’attaque, actuellement, il ne regarde pas non plus la foule. Ce qui était idiot puisque la rouquine allait surgir de celle-ci, il fallait faire attention à ce qu’ils ne se bousculent pas. Voir qu’ils ne tombent pas l’un sur l’autre. La drogue et ses effets se dissipaient, lentement mais surement. Progressivement, il « revenait à la raison » si je puis le dire comme cela. Ses neurones se réactivaient, son excitation s’en allait, et sa lucidité revenait. Ah ! Enfin, il était temps qu’il arrête son show, devenant lourd à la fin. Complètement abruti durant ce laps de temps, il ne s’était même pas rendu compte qu’il avait perdu sa sortie. En effet, elle était enfermée dans toute cette immense foule. Ses habitants courant, marchant d’un pas pressé, ou bien roulaient jusqu’à leur travail, d’autres encore allaient chercher leurs enfants à l’école. C’était une routine quotidienne, qui n’avait pas changé à l’égard de « l’ancien monde ».

En attendant, Matthew était là, s’arrêtant peu à peu de sautiller. De balancer les bras, de bouger sa bouche dans tous les sens sans pour autant qu’un son ne s’en échappe. Alors, il commença à avoir mal à la tête entendant de plus en plus de bruit, il fronça les sourcils quelques fois. Et s’arrêta définitivement de faire l’enfant lorsqu’une personne remplie de maladresse lui tomba dessus.

Un peu sonné, il ne se rendit pas compte directement que s’était la jeune Emilie. La naine-rouquine (-drogueuse) ! Super, il l’avait retrouvé. Etant tout de même fatigué de la journée, il pensait qu’il reporterait son pot avec la petite à plus tard. Oui, c’était la meilleure chose à faire, ses idées se remettaient en place tranquillement. Presque en total état de réfléchir, il se rassit. Ecoutant, d’un calme étonnant, la roussette. Celle-ci questionnait le blond, demandant s’il allait bien. S’il ne s’était pas fais mal. Non, bien sur que non Emilie, il va bien. Simplement, il a besoin de repos. Je crois que c’est toi qui va le raccompagner. Tu le sais, il ne voudra pas, trop fier de lui et de ses opinions, il te raccompagnera même s’il doit finir sur les rotules. C’est un garçon, vraiment, trop fier. Fier de lui, fier de sa personne, il ne veut tout de même qu’il n’y ait que lui qui soit fier. Que les autres le soit pour lui, ou le soit eux-mêmes, ça l’horripilait. C’était comme si c’était son droit à lui et une interdiction aux autres. Voilà, c’est ça. Alors il se releva, prenant appui sur la rouquine et lâcha dans une grâce..Pas très gracieuse :

« Non, j’ai rien. J’ai mal à la tête, dis-moi… Qu’est-ce que c’est que ce remède miracle que tu m’as donné ? »

Ne sachant pas vraiment ou il en était, Matt se souvint que lors de son agonie, elle lui avait dit un « désolé j’ai pas le choix ». Erreur on a toujours le choix, ma bonne Emilie. Dans la panique qu’elle a eut, l’anglais est assez compréhensif pour la croire qu’elle n’a pas trouvé d’autre solution, mais quand même. Ne fulminons pas, ne nous inquiétons pas peut-être que c’est juste un comprimé ultra puissant pas encore sorti en pharmacie dont elle seule à le secret…Non mais franchement ! Qu’est-ce que ça peut être ? Si ce n’est un comprimé hallucinogène, non elle ne serait pas allée jusque là ? C’est une question que Matt commençait à se poser, restant avec sa mine impassible, il restait pour le moins déconcerté. Mais ne le montrait pas.

La réponse de la jeunette n’arrivait pas, et Matt s’impatientait. Excédé, sa patience arrivait à bout. La rouquine qu’il avait trouvée craquante ne pouvait pas être elle-même une droguée, c’était faux. Impossible, alors il brailla sur un ton plus ferme :

« Emilie, dis le moi. Je veux la vérité. »

Qu’allait-elle répondre devant ça ? Le blondinet la tenait pas les épaules et la regardait dans les yeux, elle ne bougeait pas. Ne sachant pas quoi lui sortir de plus, étant complètement sécher, à court d’idées… Il attendait. Après sa réponse quelle qu’elle soit, il la raccompagnerait devant se faire une idée, faire le point sur ce qu’il avait vécu cette journée. Dormir, si cela lui était possible. Mais avant de faire ça, d’arriver jusqu’à la détente, il devrait attendre, sa réponse. Oui, la tienne Emilie.

[Navrée, il est court D8]
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Mer 7 Juil - 21:38

On dirait bien que, finalement, Matthew avait repris ses esprits. Du moins, il avait regagné sa raison, et ses souvenirs l'avaient sûrement obligé à poser la question redoutée. Ça devait tomber, de toute façon, Emilie. Elle le savait. Elle allait se montrer directe, et ne pas y aller par quatre chemins. D'autant plus que son ami la regardait avec insistance, situation très pressante. Elle se sentait toute petite, c'est le cas de le dire. Et pour sa révélation, elle préfèrerait vraiment baisser les yeux, regarder ailleurs, quelque chose dans le genre, pour essayer d'éviter les deux pupilles du blond, qui éventuellement pourraient, par la suite, exprimer du dégoût. De la souffrance. De l'incompréhension, peut être. De l'étonnement. Tout un tas de trucs oppressants. Mais peu importe. La rouquine avala une grande bouffée d'air, et plongea son regard dans celui de Matt, l'air très sûr d'elle, et avec un ton un poil agressif. Ce qu'elle n'avait pas voulu. La pression, sans doute.

« C'était de la drogue. »

Elle continuait de fixer le géant. À l'intérieur d'elle, se mêlaient peur du rejet, nervosité, et tout un tas de sentiments indéchiffrables. Pourtant elle n'en laissait rien paraître, le regard perçant. C'était une fatalité, c'était comme ça. Il y a des choix qu'on préfèrerait ne pas avoir à faire, certes. Mais maintenant, c'était fait !

« C'est sûrement surprenant, je sais... Et tu te dis que si je me balade avec ça sur moi, c'est pas le hasard ni une drôle de coïncidence. Et tu as raison. Mais si tu prenais la peine d'écouter, je pourrai t'expliquer... »

En se mettant à la place de Matthew, elle devinait aisément ce qu'il pouvait ressentir. Et cela la mettait mal à l'aise, le pourquoi de ce petit monologue. La petite scientist cherchait juste des prétextes, et une manière de gagner du temps avant les explications. En tout cas, s'il les refusait, ce serait sans doute la fin. Peut être qu'il sera choqué, ou... s'il s'y attendait ? Déçu, ça aussi, c'était possible. C'est vrai qu'en voyant Emilie, on ne se doute pas de comment elle est. Non, c'est vrai. Il ne faut pas juger sur les apparences. Elle a l'air agressive, mais elle est gentille, quoi qu'un peu irritable. Elle est petite et possède un corps d'adolescente, mais elle se drogue. C'est comme ça. Aucune échappatoire, elle faisait face à la réalité.

Bien sûr, dans un moment tel que celui-là, les passants pressés ou pas, eux, se fichaient royalement de ce qui se passait, et bousculaient Emilie ainsi que son interlocuteur. Finalement agacée par toute l'agitation dans un pareil moment, celle-ci attrapa son ami par le poignet – au moins s'il la repoussait, ce serait peut être moins violent – et le tira à l'intérieur de la ruelle, à nouveau, où personne ou presque ne passait. Ils s'y enfoncèrent, mais peut être un peu trop. À quelques mètres devant, une bande de quatre voyous étaient adossés au mur, clopes à la bouche et bouteille en verre à la main. Se mordant la lèvre, la scientist tenta quelques pas en arrière lorsque l'un des lourdeaux tourna vers les deux amis sa tête mal rasée. Il n'était pas beau à voir, ni lui, ni ses copains, qui à présent, mataient tous de leurs yeux de rapace Matthew et la rouquine. Galère, galère ! La jeune femme avait le don pour se fourrer dans de pareilles embrouilles. Alala... Mauvais timming ! Se souvenant qu'elle était accompagnée d'un géant à la carrure plutôt musclée, la scientist vint se cacher derrière son grand ami.
Pitié, j'espère qu'il oubliera mes aveux pour nous tirer de là !
Tu peux toujours rêver. Même si ça ne ressemblait pas à Matthew, peut être que ce dernier allait la laisser toute seule et s'enfuir. Avec de longues jambes, ça devait être facile ! Peu importe si ce n'était pas digne d'un homme, parce que là, ils étaient mal. À deux contre quatre, ou plutôt devrais-je dire à un contre quatre, ça risquait d'être serré.

La rouquine ne connaissait pas les talents de combattant de Matthew. Mais les quatre voyous, capuches sur la tête – ils crevaient de chaud, non ?! - n'avaient pas l'air commode. Et s'ils approchaient ainsi, le regard malveillant, ce n'était sûrement pas pour demander l'heure. C'était le genre de types de très mauvaise fréquentation, à éviter à tout prix, qui se baladaient peut être avec des couteaux ou un truc du genre. Brouuh, rien que d'y penser, Emilie avait la chair de poule. Presque terrifiée, d'ailleurs. En gros Matthounet, tout reposait sur tes épaules ( xD ), tu te devais de trouver une solution.

D'une voix tremblotante, dans un ultime effort pour essayer de détendre l'atmosphère qui devenait de plus en plus lourde et menaçante, Emilie lâcha tout doucement :

« On peut peut être régler ça à l'amiable... ? »

Essaie toujours ! Rouge de peur, elle chuchotait pleins d'excuses à Matthew. D'abord, de l'avoir tiré là. Quelle idée. Ensuite, lui avoir donné de la drogue. C'était bien à cause de ça qu'ils étaient là, même si Emilie aurait quand même pu trouver une autre solution. Par exemple, appeler une ambulance. En réfléchissant, les hôpitaux de l'île devaient être tout spécialement aménagés. Puis, aussi, d'attirer les soucis comme des mouches. À présent, la petite rouquine agrippait ce qu'elle pouvait, et regardait tout autour, attendant peut être qu'un flic tombe du ciel, ou encore qu'une pluie de météorites s'abatte sur les quatre racailles. La jeune femme savait se débrouiller seule, et elle avait de la force, mine de rien. Mais quand il s'agissait d'un round entre elle et une bande de mecs de tailles impressionnantes, elle tirait son chapeau.


[ J'essaie de relancer un peu, mais je pense quand même que le rp se finira au bout de quelques posts :3 ]
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Jeu 8 Juil - 16:01

C’était de la drogue, oui de la drogue ! La rouquine avait daigné ouvrir sa bouche. Et elle avait dis ce qu’étais ce « comprimé » qu’elle lui avait donné. Choqué, le blondinet qui la tenait par les épaules, l’oppressant complètement, ne sut comment réagir. Plusieurs sentiments le tiraillaient. Le premier était tout bonnement la colère, celui-ci avait effet de renforcer les poignes sur les épaules de la petite Emilie. Presque fulminant, ses yeux s’écarquillaient, on pouvait presque croire en le regardant dans le blanc de ceux-ci ses pupilles rétrécissaient. Le deuxième qui arriva presque en même temps dans l’esprit de Matthew était l’indécision ; oui il ne savait plus comment faire pour se dépatouiller de cette affaire. Devait-il dire au-revoir maintenant à Emilie et ne plus la fréquenter ? Ou bien devait-il passer sur cet acte car c’était pour son bien qu’elle l’avait fait ? Cette drogue ? Elle ne pouvait être qu’hallucinogène. Et c’était ce qui faisait peur à Matthew, le troisième sentiment qui convoitait sa tête. La peur. Qui était-elle en réalité ? Une droguée ? Ou était-elle vraiment la folle échappée de l’asile en manque qu’il avait crut qu’Emilie était lors de leur première altercation, leur première rencontre. Leur seule rencontre. Depuis que sa moto avait crevé il s’était passé un nombre incalculable de chose cet après-midi. Malgré la chaleur, malgré les épreuves chacun avait fait un pas pour l’autre. Et c’est cette motivation qui terminait la liste des sentiments qui se chevauchaient dans la tête de Matt, un sentiment amical. Car même si elle avait usé d’une chose comme la drogue, Emilie s’était rendue compte que c’était son dernier recours. Et ça l’anglais ne pouvait pas le nier. C’était irréfutable. Vraiment. Et puis dans cet après-midi mouvementé chacun avait été une fois aimable envers l’autre. C’était même à Matthew maintenant de lui rendre la pareille. Elle l’avait « sauvé ».

Pendant l’agitation des neurones du blond, écoutant en même temps la rouquine, tentant de faire un tri rapide et clair de ses idées bataillant les unes avec les autres, il était perdu. Les passants les bousculant, lui ne sachant pas quoi répondre... Et elle tentant de le faire parler. Agacée par la population en mouvement, Emilie attrapa Matthew par le poignet et le traîna dans la ruelle où ils s’étaient retrouvés quelques minutes auparavant. L’anglais se laissa faire, sans protester. Toute manière si elle voulait le tuer ici et maintenant parce que c’était en réalité une folle skyzophrène ( XD ), elle ne faisait absolument pas le poids. Mais alors qu’elle allait repartir dans son monologue pour essayer de faire ne serait-ce que déglutir le blond elle se retourna brusquement. Matt leva la tête, commençant à se calmer. Alors il les aperçu. Ces voyous adossés à un mur, chacun une clope à la main. Capuche, sweet-shirt, survêtements, les racailles au sens propre du terme. Alors la petite roussette alla se cacher derrière Matthew, le plaidant. Lui demandant de se débarrasser de ces idiots. S’excusant, presque à s’agenouiller, alors elle lâcha une petite phrase adressée aux voyous. Régler ça à l’amiable ? Si elle croyait que ces gaillards allaient s’en contenter... C’était une novice dans les bastons. Matthew n’excellait pas dans ce domaine lui non plus, mais a plusieurs reprises il s’était fait tabasser, agresser dans les alentours du lycée alors qu’il rentrait chez lui. L’un d’eux s’adressa à lui et balança :

« Eh toi ! Ta tête me reviens pas, alors viens que j’te refasse le portrait !

- On ne veut pas d’embrouille. Alors dis-nous ce que tu veux et après je verrai si tu l’as bien dis pour que je te l’accorde, ta demande.
- Envoie ta meuf et on te fais rien ! »

Sur le coup, Matthew resta attrapé, vraiment. Comment Emilie ? La connaissait-il ? Ou bien était-ce juste pour la violer ? Oui juste pour ça. Car elle avait beau être petite, la décolorée était bien foutue. Son corps d’adolescente était mignon et valait la peine d’être vu de plus près. Ses petites fesses, sa poitrine proportionnelle à son poids, une taille fine et des hanches présentes. C’était en une très jolie demoiselle, sur ce plan. Enfin pas que sur celui-là, mais une belle fille quoi. Puis il sentit la prise d’Emilie sur sa chemise se resserrer. Elle devait être angoissée, non elle était angoissée. N’importe qui le serait en se sentant viser par une bande pareille. Le cœur du blond faisait un tapage, c’était à se demander si les gens l’entourant l’entendaient. Mais n’étant pas de taille face à quatre voyous de ce nom. Il essayait de rassembler des idées pour en faire un plan, les secondes étaient comptées. Emilie craignait quelque chose et lui ne savait pas vraiment quoi faire, alors il se retourna et pris Emilie par les mains, en se mettant à sa hauteur. S’approchant au plus près de son visage il lui souffla :

« Tu vas courir d’accord ? Et tu rentres dans le café ‘Shake your glass’. C’est clair ? Je t’y rejoins au plus tard dans cinq minutes. Ne t’en fais pas ça va aller. J’ai une idée ! » Finit-il affichant un sourire des plus rassurant.

Puis il plongea sa main dans son gilet, toujours face à Emilie. Il en ressortit un fin couteau. Se retourna et l’envoya dans la main à présent armée de son adversaire. Il lui bloqua don dans le pan de bois derrière lui. De là, c’était le tout pour le tout. Il piqua un sprint jusqu’au revolver par terre. C’est bon ! Il l’avait attrapé, Emilie, elle, il ne la regardait pas, lui faisant confiance, espérant qu’elle ait fui. Alors Matt se mit face aux trois gangsters et plissant les yeux il dit :

« Je vais tirer dans vos jambes si jamais vous ne me laissez pas sortir de cette ruelle tranquillement. C’est clair ? Ensuite vous n’aurez pas à me rechercher, je connais vos visages vous connaissez le mien. Sauf que moi, je n’ai pas de casier. Alors si je vous balance vous êtes dans la mouise. Et comme je vais le faire, vous allez me donner vos noms. Un par un. »

Pointant l’arme devant chacun des voyous, chacun donnant son nom. Petit à petit. Après il leva la tête et afficha un sourire sadique. Puis il prit son portable dans sa poche, de sa main libre. Et fit semblant de composer un numéro de téléphone. Alors après quelques secondes d’attente il parla :

« Allô ? Oui T c’est moi. J’ai chopé les gaillards que tu voulais, ils vont donc devoir se rendre sinon tu viens avec tes gars à toi les couler c’est ça ? Oui c’est bien ça. Bien. Compris. »


Alors il fit semblant de raccrocher et pris plaisir à voir les mines paniquées de ces racailles, des bacs à sable. Puis dans une confiance hors pair il traversa la rue, baissant son arme au fil des mètres. Après, alors que Matt allait sortir de la ruelle il entendit un des garçons dire :

« Qu’est-ce qu’on doit faire ?!
s’écria l’un d’eux. Alors dans un calme olympien Matthew se retourna et d’un léger sourire aux allures de fou ajouta,
- Rendez-vous à la police. Ils sont en route mes connaissances. Et je peux vous assurer qu’ils ne sont pas aussi gentils que moi. Si vous restez là vous serez découpez et vos organes seront vendus au marché noir. Je suppose, hu, hu... »

Puis il partit, prenant soin de cacher son arme dans son gilet. Et couru, jusqu’au dénommé bar. Shake your glass...

[ J'espère juste que tu vas faire en sorte qu'ils l'écoutent les gamins @__@ ]
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Dim 29 Aoû - 11:46

Courir. Était-ce bien le verbe qu'avait employé Matthew ? Il espérait peut être s'en sortir indemne face à une bande de voyous mal léchés ? Ou peut-être était-il un mafioso perdu sur l'île, habitué à se débarasser de fripouilles. Mais quoi qu'elle puisse se dire, Emilie n'avait pas grandement le choix, et de toute façon en restant là, elle ne ferait que gêner. Mais s'enfuir, tout de même... La petite scientist se surpris à imaginer son ami blond sortir je-ne-sais-quelle-arme à feu de son gilet ou de la poche de son pantalon, ou bien encore d'une poche de peau secrète planquée sur son ventre... Hmm, on ne sait pas à quel point un scientist déchaîné peut planter de trucs loufoque sur le corps de son cobaye. Mais là, c'est alors que Matt sortit non pas un flingue, mais un couteau ! Bon Dieu de zut, que foutait-il avec un... truc si bien aiguisé caché dans sa veste ? Oui, oui, évidement, c'est un bon moyen de se défendre, mais l'idée de se balader avec ce genre de chose n'était jamais parvenue jusqu'à l'esprit de la naine jeune femme. Enfin, du moins, elle n'avait jamais pensé le faire sérieusement.
Tout en imaginant des scénarios incroyables dans sa petite tête bien équipée, Emilie fixait le sol loin devant elle, elle y voyait quatre paires de baskets pleines de boue, sales, délassées. Sans avoir à regarder en entier le Père-Noël et ses sbires, elle imaginait leurs mouvements. C'était plus rassurant, en fait, que de voir leurs tronches mal rasées, et à moitié mangées par des capuches, des foulards ou autre. Un pas, puis un autre, à reculons, la rouquine reculait. Elle ne courait pas, certes, mais c'était déjà bien qu'elle puisse bouger les jambes ! Emilie n'était pas spécialement une trouillarde. Seulement, en creusant sa tête, le bon nombre incroyable de choses qui s'étaient passées la dépassaient un peu. Quoi que dépasser une jeune femme d'une aussi petite taille ne fut pas bien difficile. On parle donc au sens figuré, voyez.

Arrivée suffisament loin derrière pour être à nouveau éclairée par les rayons abusifs du soleil tueur, elle leva la tête. Et là, tout alla très très vite. Son ami, qu'elle n'avait en fait rencontré que depuis quelques heures, piquait un sprint et se dirigeait à toute vitesse vers les quatre crapules, et ne manqua pas d'attraper quelque chose au sol. D'abord, la scientist ne vit pas clairement ce que c'était, mais s'imaginait déjà la chose que ça pouvait être. Que c'était sûrement. Son hypothèse se révéla juste, et le blondinet pointait l'arme sur les crapauds. L'arme, l'arme à feu, un révolver, un gun, ce que vous voulez qui pourrait tuer. Matthew était de dos, mais de la façon dont les visages broussailleux des voyous s'assombrissaient, on devinait aisément qu'il leur parlait. Qu'il rusait, trouvait les bons mots. D'ici, on verrait presque une goutte d'eau perler sur le front tout plissé d'un des bandits. Alors, ne les quittant pas des yeux, la petite Emi' respira calmement, pour la première fois depuis de très longues minutes. Elle ravala sa salive. Son ami l'homme-chat gérait. Pour l'instant. Sa peur laissa place à une sorte de fascination, d'émerveillement enfantin, elle avait une idiote confiance en lui. Une chose lui manquait seulement, une chose qu'elle avait dans son sac. Seulement, c'était pas le moment.

« D'accord. »

Elle avait parlé tout à fait normalement. Et s'était adressée à Matthew, quelques mètres plus loin. Sans doute l'entendrait-il avec ses oreilles de félin, c'était le but de son membre +, après tout. De ses pupilles brillantes, la jeune scientist eut du mal à détourner le regard. Lorsqu'enfin, rassurée que le blond avait les choses en main, elle fronça ses petits sourcils bien épilés, tourna la tête et partit, marchant le plus vite possible. Courir n'aurait fait que renforcer encore plus les chances de bousculer les passants. 'Shake your glass', avait-il dit. Ou ça pouvait bien être ? Comme si elle le savait. Elle marcherait seulement, jusqu'à trouver quelque chose. Un panneau, un écriteau. La petite ouvrait grand les yeux et les oreilles. Tout en regardant partout afin de ne manquer aucun détail des rues, elle essayait de savoir ce que pouvait bien mijoter son ami, parce que oui, alors qu'elle se décidait à partir, celui-ci avait sortit de sa poche ce qui semblait être un téléphone portable. La police. Son gang de mafiosos, un livreur de pizzas. Peut être était-ce juste une autre ruse. Maintenant, un petit sourire se dessina sur ses lèvres fines, elle avait hâte de lui poser la question à lui-même, oubliant sur le coup qu'éventuellement, la bande de voyous n'était pas si conne et ne le laisserait pas repartir indemne. Et si la douleur à sa tête revenait ? Oh, elle n'y pensait plus trop.

“Shake your Glass cafe bar“ annonçait la devanture d'un café bondé. On voyait d'ici, derrière les vitres, que toutes les tables étaient prises, tandis que la terrasse débordait. N'en parlons même pas. Matthew n'allait sûrement pas la retrouver là-dedans, non, surtout qu'elle n'était pas le genre de personnes qu'on remarquait de loin. Sa taille l'ennuyait, décidément. Mais c'était comme ça, point à la ligne.
La rouquine entra, dans l'idée d'acheter une bouteille d'eau. Voire deux, pour Matt, qui serait sans doute essouflé. Puis elle aussi, avait b'soin de boire un bon coup. Un truc rafraichissant, désaltérant, on omettrait donc la bière et tout ça pour plus tard, sans aucun doute. Quand elle s'approcha, un homme se leva de sa chaise, ô bénédiction que cela pouvait être rare, et s'accouda au bar, sans un mot. La jeune femme se hissa sur le tabouret, en essayant de se redresser le plus possible sans non plus devoir se mettre à genoux sur le coussin. Elle marmonna un « merci » à l'attention du mec à côté, celui qui venait de se pousser sûrement plus par pitié que par galanterie, et posa ses mains sur le comptoir en fixant durement le barman. C'était une façon comme une autre de se faire remarquer avant que les vieux péquenots peuplant le bar café ne lui passe devant. Et ça marchait. Le gars du bar posa devant elle deux petites bouteilles d'eau fraiche, elle laissa un billet et redescendit.

Certes oui, Matthew l'avait invitée lui, mais les circonstances faisaient qu'il aurait très certainement une soif horrible en arrivant. Ça passait avant le reste. Emi' sortit dehors, juste devant shake your glass, et s'adossa à un arbre qui servait à faire de l'ombre à la terrasse. Elle surveillait les deux côtés du trottoir. Il arriverait. Quelque chose dans sa tête disait à Emilie que les racailles n'étaient pas aussi dures qu'elles voulaient le faire croire. Une voix dans sa tête lui murmurait que son ami avait abusé les stupides esprits de ces gens non fréquentables, et qu'il reviendrait vite. Et en attendant, ouvrant une de ses bouteilles d'eau et se désaltérant enfin, desséchant sa gorge sèche, la rouquine essayait de ne plus penser aux comprimés dans son sac à main.
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MessageSujet: Re: Et le pneu creva... ~ [PV]   Mer 8 Sep - 16:45

Le jeune blond s’élançait de tout son long à présent qu’il avait quitté cette satanée ruelle. Son nom était Matthew Williams. Il y a maintenant deux bonne heures il avait rencontré une mignonne et gentillette Emilie.M Rosewald. Une véritable naine. Certes, mais avec un caractère, un sacré caractère et une gentillesse qu’ont ne put soupçonner. En plein après-midi, l’anglais avait eut une crise de croissance par rapport à ses oreilles, soudaine et exécrablement douloureuse. Pour le calmer, la jeune Emilie n’avait eu que pour idée que le droguer. Enfin, nous n’en savons rien, mais les effets n’étaient autres que ceux de la drogue. Décision qui soulagea pour de bon Matt. Pour le coup, elle avait pour ainsi dire, assuré. Mais alors qu’il fut calmé, les effets de l’hallucinogène prirent le dessus sur son corps et le firent aller se balader dans la rue, où il y voyait différentes verdures pousser sur les murs, sortir des fenêtres ouvertes. Il avait même vu des sapins se promener et prendre un peu de chaleur, histoire de changer avec la température habituelle de leur endroit d’habitat premier. Et enfin après que les effets se furent dissipé il retrouva son amie dans la ruelle ou il s’était engouffré pour ne pas effrayer les passants, dans celle-ci ils avaient trouvé une bande de voyous. Ceux-ci les avaient menacés et Matthew avait pris la situation en main. Enfin, c’est beaucoup dire. Il avait surtout paniqué et avait réagi suivant son instinct. C’est aussi vrai qu’en ce jour bien perturbé, rappelons-le, il y eut une véritable bouffée de chaleur qui se fut emparée de l’île. En même temps que celle-ci notre chat bien aimé tomba en panne, au bord d’une fête foraine. Ou d’un parc d’attraction, oui c’est plutôt ça. Le jeune homme n’appréciant guère ce genre d’endroits voulut se dépêcher de changer sa roue qui avait crevée. Mais au moment où il voulut prendre une gorgée de sa bouteille d’eau, bien remplie, une personne s’était servie. Emilie.M Rosewald. Dites, la naine. Et puis tout s’était suivi de fil en aiguille jusqu’à notre situation. Un homme-chat courant à toute allure dans les rues de la ville. A la recherche de la mignonne Emilie.

Il courait, courait à en perdre haleine. Se dépêchant de semer les voyous qui ne tarderait pas à comprendre que c’était une ruse. Une ruse vraiment pas bien élaborée et manquant inexorablement de tact. Mais pour des abrutis pareils, c’était suffisant. C’est clair que pour berner les demoiselles le beau-parleur était haut-placé. Mais lorsqu’il était menacé d’un couteau bien aiguisé... Ah, c’était autre chose. Mais maintenant il n’y avait pas photo, il les avait bien trompés. Lui pensant qu’ils ne seraient pas assez stupides pour croire à cette idiotie complètement...Idiote. Matthew savait ou se trouvait le bar dont il avait mentionné le nom à Emilie. Il savait exactement par ou aller pour s’y retrouver en deux temps trois mouvements ! Et la preuve était là, il y était déjà. En face de cette énorme « pub ». L’heure était à la sortie des employés de leur entreprise, à la relaxation de ceux-ci et aux bons vieux habitués attendant leurs congénères habitués. Bien qu’à cette heure encore bien jeune pour boire un verre, le bar était plein à craqué. Ouf, vraiment. Les gens étaient presque à la limite de s’entasser contre les fenêtres pour tenter de les ouvrir et de respirer de l’air frais. De l’oxygène. Du pur, du vrai.

Le souffle halète, l’homme-chat prisa quelques secondes pour récupérer de l’air à emmagasiner précieusement dans ses poumons, bien au chaud. S’adossant au mur, le garçon inspirait et expirait tout ça dans la même seconde. Chose peu faisable, sauf dans ce genre de cas. Petit à petit Matt arrivait à respirer plus normalement, mais alors un autre problème survint...La soif. Il avait soif, une soif qui n’était pas comparable à celle qui l’avait eu en rencontrant la rouquine. Celle-ci était bien pire, on aurait dit qu’il avait arpenté un désert pendant environ 2 jours, avant de trouver un point d’eau. Avant de songer à rentrer dans le bar, il se redressa les oreilles bien basses, aussi épuisé qu’il était. Puis il franchit la porte, à la recherche de son amie. Entre le temps qu’il prit pour passer au travers des gens, leur adressant par politesse un léger pardon par ci, pardon par là, le temps qu’il fit le tour du bar, 10 bonnes minutes s’étaient écoulées. Jusqu’à qu’il finisse par demander à un client :

« Excusez moi, vous n’auriez pas vu une fille aux cheveux rouges, très petite et habillée de façon excentrique passer par là ? » expliqua-t-il comme il put, sans une salive assez consistante. Mimant bien la taille de sa jeune amie à peu près vers le milieu de son torse. Chose que je doute qu’elle aurait apprécié. Puis l’homme en face répondit :

« ...Euh, ah, oui ça me revient je lui ai laissé ma place sur le tabouret pour qu’elle prenne à boire, puis je crois qu’elle est sortie.
-Merci ! »


A peine eut-il finit son mot qu’il bouscula tout le monde avec un acharnement surprenant pour la fatigue qu’il avait accumulée au cours de cette journée. Enfin l’homme-chat atteignit la porte du « shake your glass », et déboula dehors, manquant de trébucher comme si on l’avait mis dehors. Puis il observa, observa les moindres recoins des alentours. Et enfin, il l’aperçut, celle qui l’avait sauvé des malversations de sa tête. Il courut une dernière fois, cette fois-ci de bonheur, vidant son corps de ses dernières ressources salivaires et cria haut et fort :

« EMILIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE ! »

---------------------------------------------~

Matthew Williams
21 ans, jeune chat enragé.
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