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 Eevä Harla ~♪

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Date d'inscription : 12/06/2010


The Personnage
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MessageSujet: Eevä Harla ~♪   Sam 12 Juin - 12:36

Personnal Data ☼


Nom ; Haarla
Prénom ; Eevä
Surnom / Deuxième prénom ; Aili
Age / Date de naissance ; 15 ans/ née le 14 novembre



Sexe ; Féminin …
Orientation sexuelle ; Je m’en fiche
Nationalité ; Finlandaise
Groupe ; Gouken



Description files ▬

    Membre ajouté par les chercheurs :
La greffe d’Eevä n’en est pas une à proprement parler. Enfin, elle pense que son bras à juste décidé de devenir indépendant tout seul. En réalité, on lui a greffé un autre bras (en lui arrachant l’ancien au préalable, pour ce fait), tellement ressemblant, et proportionné qu’on aurait dit le sien avant l’opération. A la différence près que ce nouveau bras est infiniment plus puissant, plus solide, peut tordre certains métaux, est résistant aux chocs … et qu’il échappe totalement à son contrôle. Ce bras, en effet « pense » tout seul, agit seul, elle ne peux l’utiliser que peu de temps, et pendant ces moments, il redevient frêle et faible. Par contre, quand il « agit par lui-même », il est puissant et attaque parfois Eevä pendant son sommeil. Ce qui explique qu’elle ne dorme presque jamais à présent, et jamais en paix, du moins. C’est une greffe ratée. Son bras lui fait constamment mal, comme une brûlure permanente. Elle a une peur bleue de ce membre, l’attache dans des anneaux de fer et ne l’utilise pas. Elle doit donc utiliser son bras gauche, et elle ne peut plus faire la plupart des choses qu’elle faisait avant.

    Description Physique :


« Ne me regarde pas ! »

Eevä est évidemment très reconnaissable du fait qu’elle soit albinos. Son physique est à la fois basique et particulier. Impossible a expliquer en quelques phrases. Donc, voyons tout ça en détail en commençant par son apparence générale.

Eevä ne s’aime pas. Il faut le dire. Elle ne s’attarde jamais devant un miroir dans le but de constater ce qui est bien chez elle. Elle préfère se plaindre de ses défauts plutôt que de remarquer ses qualités. Elle ne se soigne pas. Elle veut être invisible aux yeux de tous. Se fondre dans le paysage, ce genre de choses. Raté, Eevä. Son physique peu voluptueux en réalité, donne l’impression aux gens de voir quelqu’un dans un miroir déformant, qui allonge les gens dans la hauteur. Elle est peu formée au rayon poitrine, mais c’est un détail. Eevä est plutôt grande, c’est vrai, presque un mètre 70, mais c’est sa maigreur qui la fait passer pour géante. Eevä est d’une constitution frêle, fragile. Son corps est fin, ses jambes fragiles, longues, élancées. Oui, Eevä a de très longues jambes, mais il ne faut pas croire que ça l’aide pour courir. Elle est dispensée de sport à vie pour cause de système vital défaillant. En effet, elle tombe parfois d’inanition pour rien, ses jambes refusent de la porter. Alors après une activité physique, imaginez son état … Une loque. Ses bras également, sont maigres et osseux, avec des doigts longs et squelettiques. Son bras droit, vous le connaissez. On l’a déjà décrit plus haut. Semblable à l’autre tel l’original, ce bras est en réalité tout sauf naturel.. Il semble que les os soient en un métal résistant, la peau, un alliage de tissus synthétiques, indestructible. Jusqu’aux doigts, quoi que fin comme des brindilles, capables de briser l’objet le plus solide. Même les ongles sont incassables. Mais Eevä ne s’en sert pas. Vous verrez souvent ce bras sanglé dans des anneaux de métal, maintenu par des tiges solides, interdisant tout mouvement à ce bras indépendant. Eevä se sert exclusivement de son bras gauche maintenant, d’où son incroyable maladresse.
Eevä voûte souvent le dos, dans l’espoir peut-être d’avoir moins l’air d’un squelette vivant. Inutile, de plus elle paraît plus craintive, plus renfermée. Elle tremble sur ses jambes, du fait de leur fragilité. Elle rentre la tête, réflexe de protection. Intéressons nous d’ailleurs à ça. Sa tête.

Eevä a un visage d’une banalité quelconque. Dans la forme, ovale, quoi qu’un peu plus pointue que la moyenne. Une petite bouche aux lèvres fines, qui serait tellement plus jolie avec un sourire … Bon, pour le sourire, on repassera. Les lèvres toutes gercées d’Eevä affichent tout le temps une moue contrariée ou douloureuse. Maintenant on remonte sur le nez, qui est petit, presque invisible sur le visage par sa normalité. Il ne rougit pas, même par temps de froid. Les joues. Les pommettes de la jeune fille sont assez hautes, et, même choses, sûrement plus belles quand elle sourit. Et donc, elles sont toujours banales. Au dessus, les yeux. Comme les albinos, les yeux d’Eevä sont d’une couleur rosée, tirant tout de même assez sur le gris, froid et triste. J’aimerait dire qu’on se noie dedans, que leur profondeur vous éblouit, qu’on ne peut plus s’en détacher, mais c’est faux. Les yeux d’Eevä sont tels qu’on essaie plutôt de ne pas les regarder, ils sont tellement vides et inexpressifs qu’ils paraissent recouverts par un voile transparent. Comme sa voix, qui est morne, sans nuances. Ces yeux sans vie sont soulignés par des poches sombres, de longues cernes, dues à son manque de sommeil et ses insomnies. La peau de ses yeux est cernée de marques, comme des marques de vieillesses, son visage n’est rien de moins qu’un champ de bataille ravagée. Ses cils sont longs, mais blancs, et elle les maquille pour qu’on aie pas non plus l’impression qu’elle n’en a pas. Idem pour les sourcils. Ses cheveux sont longs, et d’une blancheur de neige. Ils tombent en cascade dans son dos, sans respecter une coiffure particulière, rebiquant de partout. Ils ont la consistance de plumes en réalité, du duvet accroché au cuir chevelu de la jeune fille. Ils sont légers et électriques, ils volent dans le vent, mais pas genre comme dans la films, où on voit une masse définie qui ondule. Là, ce serait plutôt comme des fils de toile d’araignée qui se baladent chacun de leur coté au moindre coup de vent. Pas cool. Ils tombent sur son front au ras des sourcils, en mèches désordonnées.

Sa peau, elle, est comme celle des albinos normaux, blanche. Enfin, blanche n’est pas le mot exact. En réalité, elle est pâle, blanchâtre, presque translucide. Comme si on posait une feuille de calque sur une fenêtre lumineuse. Trop pas. N’exagérons pas. Mais en tout cas, sa peau est d’une pâleur cadavérique, avec les veines qui ressortent assez, ce qui est horrible de son point de vue. D’ailleurs elle essaie de les cacher le plus possible. Vous savez quelle est sensible ? ça peut la faire tomber dans les goldens très facilement ça ! Pour résumer, je vous assure que dans l’obscurité on peut la prendre pour un fantôme. Ha ha. Trop pas.

Et quand aux fringues qu’elle porte. Un seul mot. Mo-no-chrome. Eevä se fringue la plupart du temps en noir. Ou en gris. En blanc, mais c’est rare. Le noir lui va bien, en quelque sorte, ça forme un contraste non négligeable avec la pâleur et l’uniformité de son visage. Mais elle ne s’habille pas spécialement bien. Elle met de tout, mais toujours de façon discrète. Des robes, des jupes, ça arrive, mais toujours sobre, pas trop court et avec des collants, histoire de pas montrer ses jambes –finalistes, on vous le rappelle, dans le concours des pas-bronzées- mais elle préférera les jeans, pas moulant de toute évidence. Elle a souvent besoin de ceintures de compétition pour cause de longues jambes et de tour de taille ridicule. Question haut, elle cache un max. Les manches courtes c’est rare, et les débardeurs, elle n’en possède pas un seul. Par contre en hiver, elle est ravie de se cacher le plus possible sous des gants, écharpes, gros blousons fourrés, qui la font paraître … moins maigre on va dire. Et puis au soleil elle ne doit pas sortir sans se badigeonner de crème solaire, tant sa peau est sensible.
Elle se maquille peu, surtout les yeux, mais ne lésine pas sur le gloss, rapport à ses lèvres gercées. Les bijoux, c’est même pas la peine d’y penser, elle n’a pas les oreilles percées, et trouve ça futile. Bref, Eevä n’est pas fun dans son habillement.

Voilà c’est fini. Vous vouliez connaître son physique en détail au lieu de vous contenter gentiment de mater l’avatar, et ben vous êtes servis. Je dirais même que ça va vous souler de tout lire. Attendez un peu de voir comment je vais m’éclater sur le caractère ♪

    Description Morale :


« What the fuck ? C’est ça la crise d’ado ?»

« Il ne faut pas se fier aux apparences ! Et gnagnagna ! » Au contraire, fiez vous en ! Toute personne voyant Eevä va se dire « oh mon Dieu ! Que cette fille à l’air dépressive ! Je ferais mieux de filer Fissa ! » Et en effet. N’essayez pas de vous lier d’amitié avec elle sous prétexte qu’on ne doit pas se fier aux apparences. La jeune finlandaise est la preuve vivante (ou presque) qu’on peut avoir l’air d’être ce qu’on est. Et de quoi a-t-elle l’air ? D’un zombie. Et qu’est ce qu’elle est ? Un zombie ! Ou du moins, pas loin.

Tout d’abord, Eevä est genre renfermée sur elle même. Comme une véritable huître. Loin de moi l’idée de dire qu’elle à le caractère d’une huître, j’utilise juste cette métaphore pour vous montrer qu’elle ne sort pas de sa carapace. Et ça aussi c’est une expression ! Eevä n’a pas de vraie carapace, hein ! Comment ça « on sait, viens-en au fait » ? Comment voulez vous que je fasse des lignes avec des lecteurs aussi rabat-joie ? Z’avez pas qu’à lire namého ! Bon, d’accord …

Eevä est donc très timide, réservée et associable. Déjà, toute petite, elle ne jouait pas avec les autres enfants, ce qui a causé son comportement actuel. Elle reste toujours toute seule, rempliant sa grande carcasse dans un coin, se fondant dans le paysage. Elle n’aime pas être vue, elle n’aime pas parler avec les gens, et de toutes façons, elle n’aime pas être là où sont les autres. Elle évite la compagnie en quelques sortes.
Elle est introvertie, elle a assez peur des gens. Ça la gêne, et quand elle est gênée, elle se ronge les ongles et passe d’un pied à l’autre.
De plus, elle n’est pas gentille avec les autres, elle est très désagréable, amère et maussade. Ce qu’elle fait de mieux, c’est abréger les conversations. Déjà que les gens ne lui parlent pas, quand ils le font, elle les envoie balader bien loin pour voir si elle y est. Et généralement, elle n’y est pas. Elle passe sa vie à râler sur les autres, ce qui n’est pas forcement cool. Elle n’est pas basée sur l’humour noir, mais ce qu’elle dit n’est jamais drôle ni gentil. Pas comme si elle essayait de l’être.

Intelligente, elle l’est. ¨Pas plus que la moyenne. Elle a un petit déficit mental, elle met beaucoup de temps à réfléchir. Le calcul mental est une tannée pour elle. Elle lève toujours la main en dernière. Elle n’a pas non plus une très bonne répartie, de ce fait. Et aucune curiosité.
Elle est toujours molle aussi. Lente à la détente. Ce n’est pas de la flemmardise, c’est plutôt du à son sempiternel épuisement. Elle n’a pas de bons réflexes. Par contre, étrangement, elle est impulsive, colérique même, elle prend la mouche très facilement. Elle n’a aucun sang froid. Elle pique des crises pour un rien, et avec sa voix perçante, c’est pas très mignon.

Elle n’aime pas qu’on la touche. C’est une des choses qu’elle ne supporte pas, elle a les câlins en horreur, elle tressaille quand on l’effleure, hurle presque quand on lui prend la main. Ayant la peau hypersensible, elle ressent plus fort les émotions, et déteste ça. Elle sèche les visites chez le docteur, rien que parce qu’elle ne veut pas être touchée. De nature pudique, elle n’aime pas non plus être trop découverte ou dire des choses sur elle.

Et puis elle n’est pas persévérante. Elle abandonne souvent tout ce qu’elle fait au premier essai. Et quand elle rate, elle s’énerve ou pleure, au choix. Elle pleure facilement, oui. De frustration, de rage, de tristesse, de fatigue, d’incompréhension … de tout, mais sûrement pas de joie. Irresponsable, sensible quand à elle et s’en foutant des autres, elle est considérée comme une véritable égoïste. Terre à terre, elle n’aime pas les histoires irréelles, les choses anormales.

Elle n’est pas du tout gourmande, les sucreries la mettent mal. Et de toutes façons elle n’a jamais faim. Elle boulotte pour la forme, mais ça la rend malade. Et de toutes façons elle ne garde pas grand chose. Et elle se méfie de ce qu’elle mange, comme elle se méfie de tout. Ces gens la détestent-ils comme elle les déteste ? Oui, elle les déteste. Elle aimerait voir les gens mourir autour d’elle. Ceux qui se moquent d’elle, ceux qui font un effort pour être sympa avec elle, ceux qui l’ignorent. Elle n’éprouve pour eux que de la haine ! De la haine ! De la haine ! De la haine ! De la haine ! Ils ont tout ce qu’elle n’a pas ! Elle voudrait être toute seule au monde, toute seule ! Pas par égocentrisme, juste pour qu’ils n’existent pas ! elle ne se considère pas mieux que les autres, puisqu’on vous a dit qu’elle ne s’aime pas. Pas très honnête, elle ment sur tout. Pas comme si ces gens avaient besoin de savoir la vérité.

Eevä a encore plein d’autre défauts. Par exemple, elle est cruelle, bizarre, insatisfaite, d’elle même comme des autres, boudeuse, rancunière. Difficile de savoir si elle a des qualités. Quelle charmante enfant !

Quand à ses goûts, ses passions … Oh, elle ne s’intéresse à rien. C’est déplorable ! Pas de collection, ni d’activité. Le sport, de toutes façons, c’est fichu. L’art, à peine si elle sait ce que c’est. Les activités manuelles, c’est barbant, les jeux de société, y a qu’à deviner ce qu’elle en pense. Rien que le mot société, et elle ne vous écoute déjà plus. Elle ne fait rien d’intéressant dans sa vie en fait.

Ses goûts ? Déjà, la nourriture, c’est mort. Rien que d’en parler lui fout des hauts le cœur. Le sucré, le salé, l’épicé, le doux, l’onctueux, l’amer, elle n’a aucune préférence. Si elle devait tout de même faire une liste, le sucré arriverait bon dernier. Elle a horreur des douceurs. Les fruits la laissent de marbre. Toutes les choses grasses, elle ne les approche pas. La seule chose qu’elle peut à la limite supporter de manger, ce sont les choses avec un minimum de goût. Elle n’aime pas ça pour autant. C’est juste qu’elle peut en manger un peu sans rendre.
Hors de la nourriture, elle peut grosso modo encadrer : la neige, les chats, les couleurs noir, blanc et gris.
Elle déteste une liste de choses si considérable qu’il est inutile de la mentionner. On peut déjà dire qu’elle n’aime pas : les gens, les insectes, le sang, les gens, les choses colorées, les éclats de rire, les enfants, les gens, la pluie, le soleil, les bruns, les blonds, les roux, les châtains, les gens, le sport, les gâteaux, les gens, les bonbons, le calcul mental, les allergies, les gens, LES GENS, LES GENS !



History ♥️



Hey, hey ! Vous savez ce que c’est que l’albinisme en fait ? Non ? Bon ben j’vais vous faire un mini cours de bio alors. Chacun de vous possède deux gênes, ceux qui vont produire la mélanine. Et quand vous faites un gosse, un de vos deux gênes lui est transmis. Enfin, façon de parler. Il a juste le même, vous perdez pas le votre hein !
Et parfois les gênes sont déficients. Donc, ils ne fabriquent pas de mélanine. Je vous rappelle au passage que la mélanine est la substance qui colore votre peau, vos cheveux … Jusque là vous me suivez ?
Et même si vous avez un seul gêne déficient, le restant fonctionne et vous êtes « normal ». Si les deux parents ont deux gênes opérationnels, c’est okay. Bon. Maintenant, imaginons que la mère ait un gêne déficient, et le père, deux qui fonctionnent. La mère transmet le déficient, mais le père en transmet un bon (de toutes façons il peut pas faire autrement XD), dans ce cas, vous êtes normal.
Après, il y a le cas où les deux parents ont un gêne déficient chacun. Ils sont normaux. Si au moins l’un d’eux vous en transmet un bon, ouuuf, vous n’êtes pas albinos. Par contre si les deux transmettent leur gêne qui ne fonctionne pas …

C’est un peu compliqué. Si ça se trouve vous n’avez rien suivi. Peu importe. C’est ce qui m’est arrivé en tout cas. Le dernier exemple. Mes deux parents étaient tous les deux normaux, et moi pof ! Je nais avec la peau presque transparente et des cheveux blancs. Nan, c’est pas un film fantastique où je nais vieille. Je suis juste albinos. Tu es sensé le savoir, si tu as lu depuis le début. Je suis donc née, il y a 15 ans, un 14 novembre enneigé, à 7 heures du matin, dans une maternité parmi tant d’autres, à Helsinki. Dès ce moment, j’avais cette faible constitution que je me trimbale encore. Bon mes parents ont pas trop pris ça mal (heureusement, j’aurais pas aimé crever sous le lit d’hôpital, genre « je pousse le bébé dessous ni-vu ni-connu ») et ils m’ont élevé comme tous les autres enfants. A la différence que j’étais surprotégée. Ni plus ni moins. Nulle part on ne me lâchait la grappe. On me demandais si j’allais bien, on s’inquiétait pour moi … On surveillait mon alimentation, on ne me laissait pas jouer avec les autres enfants de peur que je me blesse … De ce fait, je n’ai jamais eu d’amis. C’est triste. C’est dégueulasse. C’est égoïste. C’est … Mais bon. Les adultes ont toujours été comme ça avec moi. Je pense que j’ai fini par croire que c’était normal. En plus, parfois, des gens bizarres venaient me voir, des docteurs. Innocemment, je pensais que c’était à cause de ma maladie. Oh, mon albinisme je veux dire ! C’est une maladie hein ! Mais en fait ….


Chapter 1 ! « Who I am … »

Encore une fois, ils étaient venus. Les docteurs. Ils venaient la voir, elle, la petite fille de cinq ans qui ne sourit jamais. Elle les intimide presque, avec son air fantomatique, son regard méchant et son silence perpétuel. Il y en a bien quelques uns qui ont essayé d’êtres gentils, de la mettre en confiance, de la faire rire, peine perdue. La petite reste désespérément muette et les regarde avec une pointe de défi. Vous vous rendez compte ? Une gamine de la moitié de votre taille qui vous regarde de haut. C’est impossible techniquement, mais dans l’ambiance, c’était ça. Cet enfant vaut mieux que vous, et elle le fait savoir. Maintenant, les hommes en blanc n’étaient plus du tout gentils avec la petite. Ses parents restaient toujours dans la salle à coté, inquiets, quand ils l’examinaient. Ils ne pouvaient pas venir. Pourquoi ? Ils trouvaient toujours une bonne raison. Hygiène par exemple. Et là, les parents n’ont rien à redire. Même si on voyait que ça leur déchirait le cœur. Eevä ressortait de ses séances encore plus renfermée, recroquevillée sur elle même, mais jamais elle ne pleurait. Elle devenait juste plus pâle, ne mangeait pas, ne communiquait pas. Mais que lui faisaient-ils, ces « docteurs » ? Ils disaient qu’ils l’examinaient pour son albinisme. Ils voulaient la guérir. Ses parents n’ont jamais été doués en science. Ils y croyaient. Peut-être que si on la guérissait de son albinisme, elle pourrait aller au soleil, elle serait moins fragile, elle mangerait, elle …
N’importe quoi.
Ça n’a aucun rapport ! Aucun. Mais ils ne le savaient pas. Pauvres parents ignorants qui mourraient d’inquiétude pour leur fille unique. Si ils avaient plus étudié cette maladie, ils sauraient que la dépression inexplicable d’Eevä n’avait rien à voir avec son albinisme.
_____________

-Alors comme ça, cette petite l’a ?

La femme en noir rajuste ses lunettes avec austérité et se penche vers la gamine avec insistance. Laquelle soutient son regard avec une petite moue de défi. Elle est habillée avec une petite robe rose et blanche qui la rend mignonne à souhait, de la hauteur de ses cinq ans, et est assise sur une chaise d’adulte, ses petites mains blanches posées sur les accoudoirs. La femme plisse les yeux et gribouille dans son calepin.

-A quel âge a-t-on prévu de la prendre ?
-Quand elle aura 15 ans, il me semble, répond une jeune fille mal assurée.
-Et qui va s’en occuper ?
-E… Emilie Maria Rosewald.
-Bien ....


La femme en noir se lève sans un coup d’œil à l’enfant qui la suit du regard, impassible, et sort de la pièce dans un bruissement de son tailleur noir. La secrétaire s’empresse de la suivre en s’emmêlant dans ses feuilles.

-Les contrôles de routine, oui ? entend Eevä.

Et les hommes en blanc rentrent, avec leurs masques. Et leurs appareils. La petite semble apercevoir sa mère qui court après l’austère femme en noir, pour avoir des informations, sûrement. Et l’autre va mentir. « Tout va bien. » « nous sommes sur une piste » « son état s’améliore ».

Et la porte se referme.

______________

Eevä ne se rappela pas de ce moment. A vrai dire, si elle s’en rappelait maintenant, ça lui donnerait plus d’informations sur le pourquoi du comment. Mais aussi plus d’interrogations. Pourquoi donc ses parents laissaient entrer ces gens chez eux ? Une question qui restera sans réponse, du moins pendant un certain nombre d’années.

Chapter 2 ! « Where I am going »

Le vide s’est crée autour de la jeune fille en noir. En noir jusqu’aux bouts des pieds. Robe noire en velours, fins collants noirs, bottes noirs montantes, manches longues et mitaines noires, col relevé et écharpe noire. Détail insolite, elle portait des lunettes de soleil en pleine grisaille de septembre. Seul tranchait sur tout ce noir son visage pâle et ses cheveux de neige, qui ondulaient dans le vent malgré l’absence du-dit vent. Elle était un peu avachie, recroquevillée sur son sac noir qu’elle portait dans ses bras, mais regardait droit devant elle, bien qu’on ne vit pas ses yeux. Les élèves autour d’elle chuchotent. « Qui est-elle ? » « Elle est bizarre ! » « Tu la connaît ? » « Pourquoi elle porte des lunettes de soleil ? » « Wah, elle est vachement pâle ! » « Qu’est ce qu’il y a dans son sac pour qu’elle n’arrive pas à le porter ? » « C’est qui ?!!! »

A ses questions, Eevä ne répondrait pas. Mais vous, vous pouvez savoir. Très bien. Déjà, c’est Eevä Harla. Oui, elle est bizarre. Non, personne ne la connaît ici. Elle n’est pas allée en primaire avec tous ces gamins. Elle porte des lunettes de soleil car son albinisme fait que ses yeux sont sensibles. Elle est vachement pâle pour la même raison. Il n’y a rien dans son sac, elle n’a juste rien non plus dans les bras. Et pour finir, c’est Eevä Harla. Pas ma faute si ils répètent deux fois la même question.
Le directeur, inconscient de l’agitation autour de cette drôle de fille au regard droit, grimpe sur une estrade et s’adresse aux élèves.

-Bonjour à tous ! Cette année est une année importante pour vous. Cette année, vous entrez au collège. Pendant cette journée, vous allez découvrir vos classes, vos emplois du temps et le fonctionnement de la vie au collège. Nous allons également vous toucher quelques mots sur le code vestimentaire.

Œillade appuyée en direction d’un groupe de fille en short, jean déchirés, et autres qui gloussent en retour.
Il reprend.

-Je vais énoncer les classes. Tout d’abord la classe avec madame…

Les classes défilent, jusqu’à la dernière classe de sixième, qui commence à trépigner. Une jeune femme monte sur l’estrade et commence à énoncer la liste de la classe. Des élèves se mettent en rang au pied de l’estrade en cherchant une tête connue avec qui se mettre en classe.

-Eevä Harla !

Les têtes se tournent. Oh, surprise, la fille bizarre. Qui s’avance d’un pas décidé, quoi que faible, comme si poser chaque pied par terre était un supplice. Elle ne les regarde pas, elle baisse la tête, et arrivée devant le rang, hésite puis va se mettre derrière. Nombre impair oblige, la gamine se met toute seule à chaque cours. Elle n’essaie pas de se lier à quiconque, mange toute seule, rentre toute seule, fait ses devoirs toute seule. C’est Eevä quoi.

L’année scolaire se passe … comme une année scolaire. Les élèves ont bien fini par se désintéresser de cette foutue fille. Elle est pas bizarre en plus, juste associable. Et ces vêtements, c’est parce que sa peau est sensible. Et personne ne veut d’elle comme amie parce qu’elle est méchante.
Et l’année scolaire se passe. Ainsi que d’autres. Et d’autres.
Eevä a maintenant 14 ans et demi. C’est ce qu’on dit. Plus exactement, elle a 15 ans moins 4 jours.

Chapter 3 ! « What I am doing. »

Le soir de l’anniversaire d’Eevä se passa dans le calme et la discrétion. Comme tous ses anniversaires. A l’exception près que ses parents furent nerveux et angoissés pendant tout le repas. Ils se tortillaient, mal à l’aise, ils jetaient des regards furtifs vers la porte. « quoi, vous avez des puces ? » aurait souhaité leur lancer la jeune fille avec hargne. Sauf qu’elle se taisait. Il se passait quelque chose d’anormal, l’ambiance était lourde. Ses parents étaient d’habitude gentils et attentifs, envers leur fille qui ne leur rendait pas. Or, là ils étaient silencieux et effrayés. Heh, c’est pas si grave que ça d’avoir une fille de quinze ans ! Les cadeaux déballés en silence, le gâteau mangé au son du tic tac de l’horloge, son père se leva avec une bonne humeur feinte et lança avec enjouement :

-Bon, au lit maintenant !
-Il n’est que neuf heures, objecta Eevä en le regardant d’un air méfiant.
-Tu … dois être en forme pour demain.


Elle ne faisait rien demain. Et de toutes façons elle ne dormirait pas. Mais le ton paniqué que prenait son père la fit se lever comme un ressort et foncer dans sa chambre, paniquée à son tour. Que se passait-il ? Pourquoi étaient-ils dans cette état ? Il s’est passé quelque chose ? Elle a fait quelque chose de mal ? Quoi alors ? Aaaah …
Elle rentra dans sa chambre, et alla se fourrer sous sa couette toute habillée. Elle entendait le sang battre à ses oreilles. Puis, doucement, elle se calma, et un silence de mort tomba sur la maison. Rompu quelques secondes plus tard par trois coups secs frappés à la porte d’entrée.

La porte d’entrée. Ils n’avaient pas sonné au portail. Ils étaient directement entrés. Et ils sonnaient à la porte d’entrée. Eevä sortit de son lit, alla verrouiller la porte de trois grands coups de clef hargneux, et écouta se qui se passait en bas. Ses parents les avaient fait entrer. Elle entendait des bruits de conversation. Puis des bruits de pas dans l’escaliers. Trop lourds pour être ceux de sa mère, trop rapides pour être ceux de son père. Un tac tac de talons aiguilles. Puis ils furent devant la porte d’Eevä. La poignée tourna, la porte s’ouvrit.
« QUOI ? » se dit Eevä avec terreur. La porte était pourtant verrouillée, elle venait de le faire, elle … Une bande d’hommes en blanc entrèrent avec calmes, précédés par une femme à l’air strict et une blonde nerveuse. Impression de déjà vu.
Eevä resta debout sans bouger, à les regarder fixement, tandis que la femme soutenait son regard sans ciller. Puis elle sentit une piqûre, vacilla, et perdit conscience.
Le dernier bruit qu’elle entendit fut un sanglot.

___________

On entendait le bip bip régulier d’une machine … Des bruits de pas, de conversations, de roues. Comme dans un hôpital. Et bien si c’est le cas, ils feraient mieux de respecter un peu le calme pour les patients. Eevä ouvrit les yeux, et la lumière l’éblouit, bien qu’elle soit douce. Elle les rouvrit peu après, plus prudemment, en les plissant. Elle voyait au dessus d’elle le plafond d’un lieu étrange qui bougeait. Non, c’était elle qui bougeait. Elle était posée sur un brancard, porté par deux hommes. Elle était sanglée dessus de façon à ce qu’elle ne puisse pas bouger. De toutes manières, elle en serait bien incapable, étant donné son degré de fatigue. Elle se laissa transporter, jusqu’à une porte, blanche. Ce lieu ressemblait à un hôpital. Il n’en était pas un. La porte s’ouvrit sur une jeune femme aux cheveux d’un roux presque rouge, aux yeux de la même couleur, qui regardait Eevä d’un air … bizarre.
Puis Eevä sent de nouveau une piqûre, et elle sombre.

Fin, enfin o_o



Whatever you are. ♫


Prénom / Surnom ; comme vous voulez
Âge ; entre 13/15 ans, fufu ♥️
Où avez-vous connu Humanoid-Garden ? ; Passé par Emiliiie ~
Qu'en pensez vous ? ; J’adore le contexte XD



Niveau de Rp ; Heu … moyen ? XD Très moyen ?
Présence sur /7 ; je sais pas trop … 5 ou 6
Quelque chose à ajouter ? ; Owai ! je viens de voir qu’Emilie avait mit le lien de notre rpdans la demande de recrutement. Je suis Pepper \o\
Code Réglement ; Okay by Dane. XD


Identity pass ♠️


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MessageSujet: Re: Eevä Harla ~♪   Sam 12 Juin - 13:07

Une greffe ratée, haha xD Mon oeuvre, yay \o/
ça te plait, ça te plait ? /BAM/

Je suis fière de moi, et de toi, ta fiche est trow bien =w=
Bienvenue, en passant... xD
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Eevä Harla ~♪

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